‹ Une princesse romaine au XVII[superscript e] siècleChapitre 45 sur 77 · Archives royales de Turin · texte numérisé non relu

Archives royales de Turin

364 UNE PRINCESSE ROMAINE AU XVIIe SIÈCLE.

chaque ligne de celle que nous venons de cil L'entreprise dont le duc chargeait le résident n'était pas d'une facile exécution, malgré les instructions si précises de Charles-Emmanuel; car elles reposaient sur une supposition fausse : la possibilité d'accaparer une religieuse qui l'aidât dans la charge qu'on lui donnait. Mais la difficulté ne fit que stimuler l'ardeur de Solaro qui vit bien qu'il avait en main une occasion unique de gagner à jamais les bonnes grâces du duc.

Voici le récit de la scène de présentation du mystérieux paquet, tel que Solaro l'écrit le 2(3 décembre :

« Les religieuses ayant défense de la Prieure d'aller dans l'appartement de madame Colonna sans permission de ladite Prieure, il m'aurait été très difficile de faire porter le zapato sous le coussin sans qu'on s'en aperçût. J'eus l'idée de prier don Ferdinand Colonna, son parent qui la sert, (c'est-à-dire qui est collé à sa personne par le connétable pour espionner sa conduite) de faire poser le paquet dans la ruelle du lit, pendant que Madame soupait. En rentrant dans sa chambre, elle vit le paquet, le prit toute étonnée et s'empressant à demander qui l'avait apporté, chacun nia l'avoir fait, et j'entrai à ce moment-là. Elle me conjura de lui dire si c'était moi, mais j'eus l'air fort surpris et ne sachant pas le premier mot du paquet mystérieux ; alors elle le développa elle-

môme avec la plus grande joie, et en voyant les rubans de toute sorte qui le remplissait elle s'écria: « Ah ! c'est Son Altesse Royale ! il s'est souvenu que » je les aimais! » Ayant achevé de développer le paquet, elle trouva les lettres de V. A. R., et toute joyeuse en lisant le madrigal inclus dans la lettre : « Je veux aussi, dit-elle, en faire un sur la cons- » tance de S. A. R. à me favoriser dans l'absence. »

Le duc fut enchanté du succès de son zapato et surtout de la confiance que témoignait la connétable à Solaro ; elle écoutait avec douceur les conseils que lui transmettait le résident de la part de Son Altesse, et semblait disposée à accepter l'offre qu'il lui faisait, avec tant de chaleur et de délicatesse, d'entreprendre à nouveau une réconciliation avec son mari ; mais la Providence en avait décidé autrement.

Marie, suivant les conseils de Solaro, avait demandé à la reine le commandement de deux compagnies de cavalerie en Flandre pour son second fils, et les avait facilement obtenues. Voyant que malgré les promesses qu'on lui avait faites, on maintenait le refus de la laisser sortir, même pour une simple promenade, elle renonça à solliciter cette permission et écrivit de sa propre main ainsi que le nonce au cardinal Altiéri, pour solliciter de rejoindre son fils, don Marco, en Flandre, où le commandement de ses deux compagnies l'obligeait

d'aller. L'Almirante, et Sa Majesté la reine, appuyaient sa demande comme fort raisonnable. « Loin de m'accorder cette satisfaction, dit -elle, et se promettant sans doute de me faire reprendre le chemin de Rome en me contrariant en toute chose, le connétable avait écrit à Sa Majesté et à M. l'Almirante, lesquels avaient tâché par leurs lettres de le faire condescendre à ce que je demandais, qu'il ne souhaitait point que je sortisse du couvent ; qu'il suppliait Sa Majesté de ne me le point permettre, que j'étais bien et sûrement à Madrid et qu'il ne voulait point se hasarder à me voir en liberté ailleurs. J'ai déjà dit en quelque endroit de cette histoire, que mon esprit s'irrite par la contradiction ; c'en est assez pour faire juger du ressentiment et du dépit que me causa cette nouvelle; et pour en être mieux informé, que l'on ajoute les soins avec lesquels j'étais continuellement observée d'un tas de gens qui veillaient sur mes actions, par l'ordre de don Ferdinand Golonna, qui suivait peut-être avec trop de rigueur ceux de M. le connétable. »

Le duc de Savoie, tenu au courant par Solaro de tout ce qui se passait à Madrid, agissait de tout son pouvoir à Rome pour obtenir la permission si vivement souhaitée par la connétable de rejoindre son fils en Flandre, trouvant cette demande juste et raisonnable.

lt écrivit à la princesse pour la tenir au courant

de ses démarches, et en même temps il envoyait à Solaro le portrait du petit prince de Piémont, que Marie aimait tant, et faisait venir si souvent près d'elle au couvent de la Visitation : ce portrait était destiné à la reine de Portugal, mais le duc mutait qu'on le montrât d'abord à la connétable.

« Je vous envoie, écrivait le duc à Solaro, le portrait du prince de Piémont qui vient ces joursci d'avoir neuf ans ; vous le ferez parvenir à la reine de Portugal, mais avant de le lui envoyer vous le ferez voir de ma part à madame Golonna à laquelle vous remettrez la lettre ci-jointe; et si vous voulez le faire voir en cette Cour à la reine d'Espagne, au cas où sa gravité lui permettrait de jeter les yeux sur une telle chose, elle n'en verra jamais plus belle. Je suis père et je devrais être suspect; mais cela est ainsi, tout à fait ainsi. Vous me manderez un peu comment on l'a trouvé. »

La fibre paternelle vibrait profondément chez Charles-Emmanuel ; il savait qu'il trouverait un écho dans le cœur de la connétable qui, elle aussi, aimait tendrement ses enfants, et souffrait d'en être séparée. Il ne se trompait pas, elle fut profondément touchée de cette attention, mais il n'eut pas la joie de recevoir ses remerciements. Dès les premiers jours de juin, se sentant mortellement atteint, il tomba malade et il donna l'exemple d'une résignation et d'un courage dignes d'un saint.

o68 UNE PRINCESSE ROMAINE AU XVIIe SIÈCLE.

11 voulut qu'on ouvrît les portes du palais, et qu'on laissât entrer la foule; « afin, dit-il, que son peuple le vît mourir, comme il l'avait vu vivi Et il expira sans que son énergie ait faibli un instant. Sa mort causa une véritable douleur à la connétable ; elle se reprocha son ingratitude p; et demeura plongée dans une profonde mélancolie. Marie était entrée au couvent de Saint-Dominique le 1er septembre 1674, et pendant un an elle ne cessa de lutter par tous les moyens pour obtenir ce qu'elle demandait. Une lettre du cardinal Altiéri au nonce Marescotti, nous édifie sur la cause de l'insuccès des démarches de Marie :

« 11 est nécessaire de dire à Votre Seigneurie que M. le connétable se refuse aux instances de madame sa femme, à laquelle je réponds sans lui dire précisément cela, mais de manière à ce qu'elle puisse le comprendre. Votre Seigneurie pourra, d'une manière prudente, éluder le motif, j'ai pris tous les moyens pour que madame Colonna ne se désespère pas du refus fait par M. le connétable, mais la matière est trop délicate et périlleuse pour qu'on puisse y mettre la main. »

Depuis la mort de Charles-Emmanuel, privée de ses lettres et des bons conseils de Solaro, son esprit s'aigrissait de plus en plus ; heureusement pour elle, le nonce Marescotti, qui avait peu

d'empire sur son esprit, fut remplacé à Madrid par monseigneur Savo Mellini, archevêque de Césarée, qui était un homme de premier ordre ; doué d'une physionomie agréable ; plein d'esprit, de vivacité et de civilité, il dépensait magnifiquement les grandes sommes qu'il tirait de sa nonciature; sa correspondance donne l'idée d'un observateur sagace et fin. Il joignait à une grande bonté une résolution ferme et prompte, il n'avait que trente et un ans à son arrivée à Madrid, mais la maturité de son jugement était de beaucoup supérieure à son âge. Chargé comme son prédécesseur de rendre compte à Rome de tous les détails de la conduite de la connétable1, il arriva à Madrid fort prévenu contre elle, soit par son mari, soit par la Cour de Rome; mais ces mauvaises impressions se dissipèrent promptement, et au bout de peu de mois, monseigneur Mellini, touché de la clôture dans laquelle on retenait la princesse malgré les promesses qu'on lui avait faites lorsqu'elle était entrée à Saint-Dominique-le- Royal, n'hésita pas à prendre très hautement son parti, et à solliciter vivement le cardinal Cybo, qui avait succédé à Rome, comme premier ministre, au cardinal Altiéri; il lui disait et lui répétait

1. Les lettres du nonce sont adressées jusqu'à la fin de juillet 1676 au cardinal Altiéri, jusqu'à la fin du pontificat de Clément X. A partir de septembre 1676, elles sont adressées au cardinal Cybo, secrétaire d'État du nouveau pape Innocent XI.

370 UNE PRINCESSE ROMAINE AU XVIIe SIÈCLE.

avec instance, que cette clôture forcée amènerait à coup sûr quelque catastrophe. Mais ses lettre* restèrent sans effet. « Il y avait déjà, dit Marie dans son Journal, plus d'un an que j'étais entrée dans le couvent où je souffrais très impatiemment la violence avec laquelle on prétendait me retenir; et mon mal me paraissait d'autant plus grand que je n'y voyais pas d'apparence de remède sous la régence de la reine, Sa Majesté m'ayant répondu, un jour que je la pressais de me retirer de l'oppression où j'étais, qu'elle y consentirait volontiers, pourvu que le connétable le trouvât bon ; et l'Almirante qui gouvernait alors l'esprit de don Ferdinand Valenzuela, favori de la reine, étant trop étroitement uni à M. le connétable, pour entendre parler de rien qui pût être contraire aux résolutions qu'il avait prises ». Ici Marie est injuste, car nous savons par le nonce que l'Almirante sollicitait à Rome assez fortement en faveur de la liberté que demandait la connétable, mais son intérêt politique était de ne point se brouiller avec le prince Golonna, et pour ce motif, il agissait secrètement auprès de la Cour de Rome.

Le mois de novembre arriva sur ces entrefaites, et l'état d'excitation de la princesse était au point de pouvoir tout faire craindre. Son beau-frère Balbasès, pour achever de l'exaspérer, avait écrit au connétable qu'elle avait l'intention de s'enfuir d'Espagne, et qu'infailliblement elle le ferait si

on ne l'observait d'encore plus près. Ce dernier trait fut la goutte d'eau qui fit déborder la coupe, « et sans hésiter, profitant, dit-elle, d'un jour où don Ferdinand était sorti avec tous mes gens, je lis ouvrir en un instant et par mes filles, ces fortes, ces épaisses, ces hautes murailles que l'auteur de mon histoire1 dit avoir été l'unique obstacle à ma fuite. J'envoyai ensuite avertir le duc d'Ossuna, l'Almirante et le prince de Stigliano, comme parents, par un billet que j'écrivis à chacun d'eux, les priant de m'assister en cette occasion, puisque mon dessein n'était point, comme mes ennemis l'avaient publié faussement, de m'enfuir en France ni en Angleterre, mais seulement de vivre sans clôture dans la maison où je demeurais, n'étant point juste que l'on me retînt par force dans un lieu où j'étais entrée par élection.

* Le duc d'Ossuna, quoique très honnête homme et très obligeant pour les dames, attendit que l'orage fût passé, et se contentant de m'envoyer le lendemain un compliment, il ne me vint voir que quelques jours après; aimant mieux, en cette rencontre, paraître circonspect, qu'empressé et complaisant.

» Le prince de Stigliano fut huitjours entiers sans me visiter, s'excusant sur ce qu'il ne l'avait su que fort tard, et que pour cette raison il n'était

1. L'auteur du pamphlet intitulé : Mémoires de M. M. M. C. C.

372 UNE PRINCESSE ROMAINE AU XVIIe SIECLE.

pas venu plus tôt. M. le nonce Mellini et l'Almirante, que don Ferdinand avait envoyé supplier de venir en diligence, vinrent à l'instant, non pour favoriser mon dessein, mais bien pour exécuter le leur, qui était de me faire rentrer dans le couvent.

» Je fis tout ce que je pus pour m'en dispenser, à quoi les religieuses ne contribuèrent pas peu, par la difficulté qu'elles faisaient de me recevoir. Cependant, me voyant sans protection, et pouvant justement tout craindre de ceux de qui j'avais espéré inutilement, je pris le parti de rentrer. La résistance des religieuses avait enfin été vaincue parla crainte de l'excommunication dont le nonce les menaça.

» L'Almirante, après ce coup d'État, fort content de me revoir enfermée, continua ses offices auprès de Sa Majesté pour faire continuer ma clôture; mais M. le connétable fut incomparablement plus aise de cet heureux succès, la perte de ma liberté lui tenant lieu de récompense, et étant certain, que par un sentiment bien contraire à ceux que je lui ai vus autrefois, il sera toujours content de la Cour pourvu que je n'en sois point satisfaite. »

Le nonce avait bien prévu et averti le cardinal Cybo, et même le connétable, de l'état d'excitation de madame Colonna. « Tout l'art de la persuasion que j'emploie, dit-il, suffit à peine à retenir son esprit irrité dans les bornes de la modéra-

tion. » En effet, la princesse, exaspérée de la ridicule ou malveillante crédulité de don Ferdinand Golonna, déclara qu'elle ne voulait plus le voir, ni même soutenir la pensée de traiter avec lui. Elle fit demander au connétable, par le nonce, de lui envoyer un autre de ses parents, ou mieux encore un de ses propres fils. Monseigneur Mellini le fit aussitôt et termine ainsi sa lettre au cardinal Cybo : « Votre Éminence ne jugera pas peutêtre hors de saison de taire réfléchir M. le connétable, que vouloir retenir de force Madame dans un pays et une Cour où il a tant de convenances à garder, n'est pas une chose considérée ici comme utile à ses intérêts propres ; c'est l'avis de ses meilleurs et plus zélés partisans, et comme je sais combien Votre Éminence a ses intérêts à cœur, je n'ai pas voulu oublier de toucher ce point délicat. »

Cette lettre n'était pas partie quand arriva au nonce la nouvelle de l'évasion de la connétable ; aussi ajoute-t-il un post-scriptum en chiffres, dans lequel il déclare qu'il faut à tout prix l'ôter de là, «car réellement elle est suffoquée! elle étouffe dans sa réclusion ! cela finira par une catastrophe. » Il ajoute que « l'ayant suppliée de ne pas faire de nouvelles tentatives d'évasion avant qu'il ait reçu des réponses aux lettres qu'il venait d'écrire à Rome, elle a refusé net et déclaré au contraire qu'elle était prête à recommencer tout de suite un

374 UNE PRINCESSE ROMAINE AU XVIIe SIÈCLE.

essai nouveau. » Cela ne manqua pas, mais don Ferdinand découvrit à temps le complot.

Monseigneur Mellini, réellement inquiet et désolé de l'état de la connétable, la voyait pour ainsi dire tous les jours, et peu à peu il prit un assez grand empire sur l'esprit flexible de la princesse ; il obtint (ce que personne n'avait pu faire jusqu'alors) son consentement pour retourner à Milan ou dans quelque ville des États ecclésiastiques; mais avec des conditions très sûres et très nettes garanties par le pape lui-même.

Ces négociations durèrent pendant toute l'année 1676 sans qu'on obtînt du connétable autre chose que des paroles évasives et de vagues remerciements à monseigneur Mellini pour la peine qu'il se donnait ; et pendant ce temps le prince sollicitait fortement de la reine l'ordre d'enfermer sa femme dans une forteresse, ou de la lui renvoyer de force à Rome. Le nonce, au courant des démarches secrètes du prince Golonna, parvint à les cacher à Marie et grâce à l'influence du duc d'Ossuna et de l'Almirante, la reine se refusa à donner l'ordre de l'enfermer. Marie, ignorant ce qui se passait et croyant fermement à la réussite des négociations du nonce pour son retour en Italie, était redevenue fort tranquille; et monseigneur Albérini, envoyé en Espagne comme nonce extraordinaire, écrit à sa Cour: «... Quand j'allai rendre incognito leurs visites aux ambassadeurs d'Aile-

magne et de Venise, monseigneur Mellini jugea bon que j'allasse aussi saluer madame la connétable Colon n a... Je trouvai Madame en habit espagnol, mais toujours avec les habitudes françaises. Elle me demanda, comme en passant, des nouvelles du connétable; mais elle s'étendit longuement sur les princes ses fils, curieuse de connaître la moindre particularité sur eux et sur leurs qualités. Elle paraît avoir pour eux un grand sentiment de tendresse. On dit qu'elle s'est peu à peu décidée à séjourner dans un couvent des États de Milan. »

Malheureusement, il fallut bien avouer à la connétable que son mari ne consentait point à signer les conditions demandées par elle; et comme elle apprit en même temps, par des indiscrétions inévitables, qu'il avait sollicité l'ordre de la faire enfermer, elle reprocha amèrement à monseigneur Mellini de l'avoir trompée, en l'entretenant de fausses espérances ; et la situation redevint pire que jamais.

Pendant ce temps-là, le connétable donnait des fêtes superbes dans son palais, dont il avait chassé son frère le prince de Sonnino, partisan déclaré de la faction française. Le prince Colonna ne lui pardonnait pas d'avoir accepté de Louis XIV l'ordre du Saint-Esprit, et lui déclara qu'il commençait à devenir trop français pour habiter chez lui. Pour bien montrer sa désapprobation, il s'absenta pour quelques jours, afin de ne pas

376 UNE PRINCESSE ROMAINE AU XVIIe SIÈCLE.

assister à la réception de l'Ordre, présidée par le duc de Nevers. Ce dernier retourna en France aussitôt après cette réception et donna au prince de Sonnino le palais Mazarin, pour y loger jusqu'à ce qu'il fût pourvu d'un autre. On voit que l'humeur du connétable n'était pas plus accommodante avec son frère qu'avec sa femme.

Ce n'était pas tout, au printemps de 1(576, pendant le carnaval, il se passa à Rome des désordres, qui coûtèrent la vie à bien des gens. « Des personnes masquées, dit le Mercure hollandais \ attaquaient ceux à qui elles voulaient du mal ; et alors, c'était un grand bonheur pour eux, s'ils pouvaient en être quittes pour quelques coups. Entre autres, le connétable Golonna marchait quelquefois en masque par la ville, tantôt à pied, tantôt à cheval, avec un bâton qui servait de fourreau à une épée; étant toujours suivi par six hommes armés, qui sur un signe, attaquaient ceux qu'il désignait: mais le pape ne prend pas plaisir à toutes ces vanités!» Ces détails ont leur valeur et prouvent à quel point la malheureuse connétable avait lieu de craindre un retour auprès de son redoutable mari sans garantie suffisante.

Voyant que de tous côtés elle ne trouvait aucun appui efficace, elle imagina d'écrire à Charles ÏT, ayant une occasion sûre de lui faire parvenir sa

Page 1