C'était le collier que lui avait donn^ Louis XIV
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allemande, et l'abbé don Francesco Maria Velston chapelain d'honneur de Sa Majesté et administrateur de l'hôpital pour les Italiens dédié à Saint- Pierre et à Saint-Paul dans cette ville. A chacun d'eux, je délègue toute autorité afin qu'ils puissent vendre mes effets à l'encan ou comme mieux leur semblera et que avec la valeur qu'ils en retireront, ils paient les frais de ce testament et de tous les codicilles que l'on retrouvera signés de ma main ; et je veux que cette autorité dure tout le temps nécessaire bien que l'année que la loi permet soit écoulée afin qu'elle soit prolongée en cas de besoin, et ce testament et les codicilles susdits étant exécutés et payés, le surplus qu'il restera de tous mes biens, droits et actions, qui par quelque cause que ce soit me peuvent appartenir, je constitue du tout pour mes uniques et universels héritiers les susdits don Philippe, don Marc Antoine et don Carlo Colonna mes fils et ceux de monseigneur Lorenzo Colonna, connétable de Naples, mon mari, afin qu'ils héritent par égale portion avec la bénédiction de Dieu et la mienne. » Je révoque, j'annule, et je déclare d'aucune valeur un autre ou quelconque testament ou codicille au nom duquel on pourrait protester ainsi que des dispositions quelconques que j'aurais pu faire auparavant ou autorisées par écrit ou de vive- voix, je veux que rien n'ait autorité sauf celui-ci que je fais maintenant et les susdits codi-
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cilles et notes qui ont à valoir par ce testament et par ma dernière volonté et dans la forme qui aura le plus d'autorité.
» Signé à Madrid, le jour du 11 septembre 1691.
Signé : marie mancini colon n a. »
Ainsi les seuls bijoux conservés par la connétable étaient le fil de perles donné par Louis XIV et la bague de fiançailles léguée par son mari.
Codicille fait à Lyon le 30 mars 4706.
« Au nom de Dieu et en présence des conseillers du roi et notaires ci-dessous à Lyon.
» Étant présente Son Excellence madame Marie Mancini Golonna veuve de Son Excellence don Lorenzo Onofrio Colonna, grand connétable du royaume de Naples résidant présentement en cette ville, et logée chez le sieur Boresco place Bellecourt, laquelle se rappelant du testament solennel fait par elle et reconnu par les actes deGio vanBattisto da Ribecca, notaire de Sa Majesté catholique, le 11 septembre 1691, dans lequel Son Excellence a donné tous les biens dont elle peut librement disposer au seigneur don Carlo Golonna son troi-
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sième et dernier fils et ladite Excellence désirant changer la susdite disposition, elle ordonne que les biens susdits soient partagés par moitié entre le seigneur don Marc Antoine Golonna son second fils et ledit seigneur don Carlo Colonna son troisième fils, aussitôt après sa mort les instituant ses héritiers en portion égale de tous les susdits biens qui lui sont propres. Son Excellence veut que le susdit testament soit pour le surplus exécuté selon sa forme et teneur, et que le testament présent soit considéré comme valable, soit sous forme de testament, ou de codicille, ou de donation pour cause de mort, ou en toute autre forme. »
30 mars 1706.
La princesse était extrêmement préoccupée des nouvelles dispositions à prendre en faveur de ses petites-filles, elle avait demandé conseil à Rome à des hommes compétents aussitôt après la mort de son fils Philippe, et leur opinion n'était pas la même que celle du Père Ascanio auquel elle en avait déjà parlé auparavant. Tout cela la rendait fort indécise et l'agitait beaucoup ; aussi dès son arrivée à Pise, elle assiégeait littéralement le Père Ascanio, le faisant appeler à chaque instant ou se rendant elle-même au Prieuré.
Nous laissons la parole au Père Ascanio1 :