‹ Une Princesse romaine au XVIIe siècleChapitre 48 sur 77 · avait été nommé en octobre · texte numérisé non relu

avait été nommé en octobre

MARIE MANCINI COLOXNA. 403

jour, le parti de la reine toujours exilée à Tolède lui causait de vives inquiétudes; elle avait intrigué de tous côtés pour conclure le mariage de son fils, alors âgé de dix-neuf ans, avec l'archiduchesse fille de l'empereur d'Autriche ; cette affaire était tellement avancée que l'on avait déjà réglé et signé les articles du contrat, mais don Juan, à son retour, l'avait rompu ne voulant pas fortifier le parti de son ennemie qui l'aurait été par ce choix. La paix qui venait d'être conclue à Nimègue ^ fit jeter les yeux sur Mademoiselle, fille aînée de Monsieur et d'Henriette d'Angleterre; elle était presque de l'âge du roi, « aimable, bien faite, douce et spirituelle, dit le marquis de Villars, le roi prit pour elle un attachement très fort et si extraordinaire par rapport à son humeur que tous les courtisans en étaient surpris. Il avait vu quelques-uns des portraits de cette princesse, plusieurs seigneurs espagnols qui avaient passé à la Cour de France lui avaient parlé d'elle comme d'une merveille; des témoignages si avantageux le touchèrent sensiblement : il ne dormait plus, il portait son portrait sur son cœur et faisait de longues conversations avec lui, comme s'il l'eût pu entendre... »

Don Juan, entrant dans l'inclination du roi et dans celle de tout le monde en faveur de cette

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