‹ Une Princesse romaine au XVIIe siècleChapitre 64 sur 77 · Gazette de Madrid et Relations véritables. A^'n · texte numérisé non relu

Gazette de Madrid et Relations véritables. A^'n

» Le lendemain de la mort du connétable, son testament fut ouvert : il instituait le prince de Palliano, son fils aîné, héritier universel; et outre l'apanage de six mille écus par an fixés à don Marc-Antonio, il l'augmentait encore de quatre mille écus par an avec un appartement noble et richement meublé dans le palais; il augmentait également de trois mille écus l'apanage de l'abbé don Carlo avec un pareil appartement et autorisation à chacun d'eux de pouvoir tester pour vingt mille écus. Outre les legs pieux qu'il a faits, disent les Gazettes, il a donné des récompenses à tous ceux de sa maison et a laissé un tableau rare au pape, au roi d'Espagne, aux cardinaux Chigi, Barberini, Golonna, d'Esté, et au marquis de Los Balbasès et de Cogolludo. S'étant ressouvenu avant sa mort, qu'il n'avait pas nommé dans son testament la princesse sa femme, il fit un codicille en sa faveur avec de grandes expressions de sa tendresse, en chargeant ses enfants de lui porter toujours l'honneur et le respect filial auxquels ils étaient obligés. Il instituait les cardinaux Barberini et d'Esté ses exécuteurs testamentaires. '

» Ce même jour on ouvrit le corps du connétable Golonna, et l'on trouva son cœur descendu de trois doigts plus bas que son séjour ordinaire.

» On lui fit de magnifiques obsèques et d'après

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