Affaires étrongères. Rome, t. CXLVI. p
elles et les autres dames ; mais outre que son mari ne m'étant point venu visiter, et elle n'étant point venue voir ma femme, je n'ai pas jugé que je fusse fort obligé à la distinguer des autres, j'ai cru aussi qu'il était de la bienséance que je les visse toutes, sans dessein toute fois d'y mettre plus d'égalité qu'il n'y en a... »
M. de Lyonne répondit* :
« ... Touchant madame la connétable Colonna, à qui Sa Majesté, en considération de la mémoire et des services de feu 31. le cardinal son oncle et de l'estime qu'elle fait de sa personne, sera toujours ravie de procurer toutes sortes d'avantages et de satisfactions, quand elles n'iront pas au préjudice de sa dignité et de son service, comme il arriverait infailliblement si l'ambassadrice de France lui faisait un traitement différent de celui que Sa Majesté vient d'ordonner à son ambassadeur de faire au duc de Bracciano, puisque ces deux maisons sont si notoirement et de leur propre aveu dans un même rang, qu'on ne peut, sans faire tort à Tune ou à l'autre, y établir aucune différence de traitement : c'est pourquoi l'ambassadrice de France doit non seulement être visitée la première par ladite