‹ Une profession de foi Cartésienne [microform]Chapitre 16 sur 26 · I. Tome I, pp. 148 el 149 (Livre 11, chap. m · texte numérisé non relu

I. Tome I, pp. 148 el 149 (Livre 11, chap. m

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QUELQUES EXTRAITS DE NICOLE

QUELQUES EXTRAITS DE NICOLE

autre devoir que la loi éternelle nous ordonne, et (|u'ainsi il est injuste d'être ingrat. Il le faut louer, parce qu'il est louable. Il lui faut rendre gloire et honneur, parce que la gloire et l'honneur lui appartiennent. 11 le faut aimer, parce qu'il est aimable, et qu'étant la justice même il est clair que l'on est injuste de ne l'aimer pas*.

Le nié/) ris des tentai ions.

Avis ({ue saint Anselme donne à des Religieuses, et à leur directeur nommé Robert, dans une lettre qu'il leur adresse en commun :

« Si vous voulez savoir, leur dit-il, comment vous devez résister aux mauvais désirs et aux mauvaises pensées, écoutez ce petit avis qu(î je vous donne, et elVorcez-vous de le pratiquer. N'excitez pas <lans voire cœur une espèce de combat et de contestation, par une a|qdi<'ation

\. Tome l, p. :i:<3 (Livre III, cliap. i); clans ce morceau Nicole fie préteml évideiimient autre chose que donner une traduction libre des paroles latines qui se disent à la messe lors de la « préface >».

formelle à en bannir ces mauvais désirs et ces mauvaises pensées. Mais lorsque vous en serez travaillés, tachez pour les faire évanouir, d'occuper fortement votre esprit dequeb^ue bon désir et de quelque bonne pensée. Car l'unique moyen de chasser de son cœur un mauvais désir et une mauvaise pensée, est de le remplir d'un désir et d'une pensée qui y soient contraires. Ainsi la manière dont vous devez vous conduire à l'égard des pensées inutiles et des désirs déréglés est de vous a|)pliquer tellement à des objets de [>iété, que votre esprit dédaigne même de faire rétlexion sur ces pensées et ces désirs qui vous travaillent. Lors donc que vous serez appliqués à la prière ou à quel<|uc méditation utile, si vous vous sentez alors importunés de pensées auxquelles vous ne devez pas consentir, gardez-vous bien que la peine qu'elles vous feront, ne vous fasse quitter ce que vous aurez commencé, de peur que le diable qui les excite n'ait la joie de vous avoir fait abandonner la bonne œuvre que vous aviez commencée. Mais contentez-vous de les surmonter en les méprisant, comme je viens de

QUELQUES EXTRAITS DE NICOLE

VOUS ex[)li(iuer. Peiulaiit que les méprisant de celle maiiièro vous n'y donnez aucun consenteuieiil, évilez de vous laisser aller à des senlinients de douleur el de Iristesse de ce que vous en ef(^< frnvaillés, de [)eur que celle trislesse même ne les rappelle à votre mémoire, et n'en renouvelle rimpoilunilé. (lar l'espril de I homme est ainsi fait, que ce ({ui lui |)laît ou ipii Tafflige, lui revient hien [dus souv(MiI à la mémoire (|ue ce qu'il regarde avec mé[)ris et avec dédain V »

Quelle doit être notre conviction de ht puissance de Dieu.

l^a première de ces vérités (dont nous devons être convaincus) est, que Dieu [^ent faire tout ce que nous lui demandons.... 11 semble qu'il n'y ail rien de si facile (juc d'être dans celte disposition. Car (]ui est-ce qui doute de la puissance de Dieu? el néanmoins il s'en faut bien que cela ne soit. (]ar il ne s'aiiil pas ici

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