Tome I, pp. :i82 et 283 (Livre IIL cliap. v
QUELQUES EXTRAITS DE NICOLE
d'une conviction spéculative, mais d'un sentiment vif de la puissance de Dieu, qui entretient notre espérance : or il arrive souvent que Tesprit s'arrête tellement à la difficulté de la chose en soi, qu'il n'a aucun ég^ard à la puissance de Dieu. On ne dit pas à la vérité que Dieu ne la peut faire, mais on ne regarde point sa puissance comme une cause dont on doive attendre rien; et l'on espère aussi peu les choses qui ne se peuvent faire que par la puissance de Dieu, que si elles étaient absolument impossibles*.
De la prière collective.
Dieu ne nous sauve pas séparément et il ne reçoit pas nos prières séparément : il ne les reçoit que comme jointes à celles de tous les autres fidèles, comme faisant partie de celles ■ de l'Église. . . . Nos prières toutes seules sont trop faibles pour aller jusqu à Dieu, il les faut joindre