Chapitre premier
L'opinion personnelle d'un individu sur Napoléon ne signifie rien.
Si je me permets d'émettre la mienne, c'est que je vais écrire la vie de ce grand homme et il vaut mieux que le lecteur connaisse d'emblée l'opinion de l'auteur.
Napoléon sauva la révolution en 1796 et en 1799 au 18 brumaire.
Bientôt il chercha à anéantir la révolution et il eût mieux valu pour le bonheur de la France qu'il fût tué en 1805 après la paix.
Page 124. — Le Sourd-Muet.
Mr. de [2 noms illisibles] a un domestique sourdmuet avec lequel il parle par signes en montant en diligence ; avec lui dans l'intérieur il n'y a que deux femmes dignes des soins d'un galant homme.
sur les traces de Stendhal £1
« Le pauvre jeune homme ! » disent-elles en montant en voiture. Il a l'idée de faire le sourdmuet de Paris à Montpellier plus pour le plaisir d'entendre deux femmes penser tout haut, deux jeunes femmes, que pour le reste ; cependant il y eut le reste avec une d'abord, puis arrivés à Montpellier avec la seconde qui ne se fiait pas à la première.
Page 222. — Le 9 août 1838.
Article du Temps, feuilleton. L'auteur serait bien heureux de mériter le quart de ces belles choses. Je ne connais pas le rédacteur.
Je n'ai pas vu M. et M"^^ Conte (?) depuis 8 ou 10 mois.
Je n'ai jamais vu M. CM. du feuilleton de la Galette et Old Nick du Commerce qui dit que l'auteur imite Diderot.
Paoe 2^6. — En Angleterre ce qu'on ne pardonne jamais à un homme, c'est d'abandonner ses amis politiques. La première, l'unique religion pour un Anglais, c'est de ne pas changer de parti, de ne pas quitter ses amis politiques.
Lord Brougham a quitté ses amis et il jouit du mépris universel.
62 Une promenade dans Rome
Ayez tous les vices comme Lord Lindhurst, tous les ridicules, mais ne quittez pas vos amis et votre parti vous soutiendra.
Said ^y S le 15 août evenitig 1838 fine sight of this friend.
Page 2j8. — Le Cardinal Caprara a
outrant la politique du Vatican, qui est de lasser la patience de ceux qui traitent avec elle, différait toujours sous quelque nouveau prétexte de signer le Concordat. Général, si vous me donnez carte blanche, dit Fouché, je regarde comme probable que demain matin je pourrai vous présenter le Concordat signé par le Cardinal Caprara.
Il fait surprendre le Signor Cardinal Caprara à 3 heures du matin couché avec M^^^ Visconti (la maîtresse de Berthier) ; on s'empare des habits du Cardinal et on le menace de publier l'aventure, il signe le Concordat que l'agent de Fouché avait dans sa poche.
Page ))) . — Le 7 octobre 1838.
Premier jour froid de l'année.
Je lis Bourges par M. Mérimée dans la Revue de
sur les traces de Stendhal 6)
Paris. Pierre vermoulue et autre inexactitude de stile.
Page 41^. — Dans le procès [de] Clément de la Roncière, les officiers qui ont déposé contre l'accusé cherchaient à plaire au Maréchal Soult et depuis le procès jouissent de la protection du Maréchal, entr'autres M. Ambert, je crois.
Le fils du Maréchal, je crois, est allié à Mademoiselle de Moret.
M^^e cie M.... qui avait 60 mille livres de
rente a épousé M. d'E , secrétaire d'ambassade
qui avait trois enfants naturels d'une femme peintre et pas de fortune.
Sa sœur (de M. d'E ) est entretenue par
un M. de la Grange jeune encore et habite une maison près le Pec ou Saint-Cloud (dit au ministère de la IVar le 21 août 1838). La bonne de M™® de M.... vivait avec le père du Général et était dans son lit quand M. de la Ron-
cière a passé par sa chambre venant
au rendez-vous au lieu d'un autre. M. de la Roncière est le plus plat sujet et ce que nous appelons une harsouille, mais c'est une raison pour ne pas le voir et non pour le mettre 10 ans en
44 Une promenade dans Rome
prison. (Dit au ministère oj the ivar le 21 août 1838.) Page 4^2. — 19 août 1838.
Le soir resté at borne pour la troisième fois après la fête de lundi dernier.
Idée de Dom[inique] :
prendre le caractère d'un ministre des
modernes tel qu'il est décrit dans l'histoire pour en faire un personnage de roman.
Question littéraire :
Y avait-il trop de sauce pour le poisson ? Mr. di Fpori] dit : « Moi, que me fait la forme d'une église de Nevers ? »
Deuxième volume.
Page 1^0. — Dates of Us life.
24 juin jour de la bataille de
I go aiuay from Paris.
10 août 1839, arrivée à Civita V.
10 novembre 1839, arrivée de Naples à Civita V.
sur les traces de Stendhal 6j
23 janvier 1840, C. V. The country
Soleil superbe.
J'ai 310 pages de Lamiel dictées à Rome dans les premiers jours de janvier 40.
Je trouve la vraie fable du roman.
Page i^^. — Tout est trop long. La sensation de cette vérité fait peut-être pécher quelquefois l'auteur de ce livre.
Il sentait trop cette vérité quand il a écrit la duchesse de Palliano.