août
Page 1^8, — II octobre 1838.
Magnifique album d'Alexandre
Lettres autographes du prince royal de Prusse et de tous les princes. Ces gens là sont bien faits pour apprécier Alexandre et Alexandre pour plaire à ces gens là et aux ambassadeurs. Alexandre ne les offense jamais par ses pensées ou par ses sentiments nobles. Qjaelle kanaille ! Vu les gravures de l'album d'Al.
Page 202. — Les Américains ne sont que de la quintessence d'Anglais : plus travailleurs, plus cupides, plus dévots, plus moroses, plus désagréables en tout. Je ne parle pas des Américains
66 Une promenade dans Rome
de la Caroline et autres pays à esclaves, ce sont des créoles gais, insoucians, ennemis de tout travail et cruels à merveille dès qu'on parle d'affranchir leurs esclaves.
Nous sommes convenus de ce qui précède avec M. Suthon Sharpe [?].
Page 214. — Relu le 3 novembre 1838.
Arrivé ce matin à 7 heures par le
rue du Bouloy 20 fr de Rouen
parti hier soir à 6 [h.] 3/4.
Je viens de revoir Orléans, Nantes, Vannes, .... Pontorson, Avranches, Coutance, Bayeux, Caen (trois jours), Ronfleur, Le Havre, du Havre à Rouen
Page ^jo. — 4 janvier 1838. Je corrige the first
sheet of this opus
15 novembre 1838
Le manuscrit de la Chartreuse
à la page 270 repris le 4 novembre,
the 2'^ day a/ter my
Page ^j2. — Les Espagnols air grossier, dur, barbare. L'antipode de la grâce italienne et de l'urbanité française. Samedi premier décembre 38.
Page ^j8. — De Saint-Omer à Liile, Vaîenciennes
sur les traces de Stendhal 6y
et Mulhouse règne la machine à vapeur et le gros négociant enrichi. Je le respecte fort comme utile, mais il me mépriserait comme futile et je demande la permission de ne pas le décrire.
(Voilà l'excuse pour ne pas parler de cette partie de la France dont réellement l'étude me dégoûte).
M. M. de Strasbourg m'a dégoûté de cette race enrichie. Sa plaisanterie sèche et grossière, son inaptitude complète à sentir ce qui est noble.
lé septembre 1838.
Mal à la tête. Tiré éo balles avec
bon souvenir du Caire. S. trouve légitime la demande du p. L. B. [prince Louis Bonaparte]. Soirée pleine de grâce, véritable douceur dans la visite à G. [Giuditta Pasta ?] Je sors et me répète les cantilènes de Paësiello en sortant de sa maison. La véritable douceur, dit-elle, est d'aimer.
Lundi 17 septembre 1838.
Temps superbe, doux, beau soleil. Parti à i h. 1/4
68 Une promenade dans Rome
pour S. Gratien, journée parfaite, promenade sur le lac, marins parfaits. Cabinet délicieux ove lavora il padroiie di casa. Mr. St. is truly
bien Pétrone. Sfringimenti di mano che mi
La M. says : vous tuez deux mouches
d'un coup d'éventail ce qui donne l'éveil
M... me prête 2 vol. manuscrits et 2 imprimés. Compliments infinis par Dom''". La beauté de la campagne et la promenade sur le lac font une journée charmante. Voilà la perfection de la campagne à i h. 3/4 de l'Opéra.
lé septembre 1838.
Je lis par expérience le commencement du 2*
volume de 5 mars
éloquence et stile
nombreux qui ôte la chaleur
Dialoo;ue de roman si différent du dialoo:ue dramatique. Le dialogue du roman qui me fait mal au cœur mêle un peu de description à chaque repartie.
Mr. de V. (Vigny) est empesé non pas dans le langage
sur les traces de Stendhal 6^
mais empesé dans le dessin du caractère. La reine et 5 mars ont toute la dignité empesée du noble actuel, par exemple la reine entendant parler du traité avec l'Espagne, le petit Louis XIV âgé de 4 ans en voyant pleurer sa mère met la main sur la garde de sa petite épée.... Sottise de la reine et puérilité de la reine qui avoue aune jeune fille de 17 ans, la P^e de Gonzague, ce qu'une femme n'avoue jamais et une reine encore plus rarement, c'est-à-dire qu'elle a aimé Buckingham.
Affectation de stile bien digne de cette puérilité.
Noblesse diffuse qui ôte la chaleur mais qui en 183 [?] fait arrivera la sixième édition. 16 septembre 1838.
yo Une promenade dans Rome