‹ Une province procuratorienne au début de l'empire romainChapitre 60 sur 111 · I. L'arrestation et l'intervention du Grand Sanhédrin · texte numérisé non relu

I. L'arrestation et l'intervention du Grand Sanhédrin

L'an de Rome 783, un soir aux environs de la fête de la Pâque!, Jésus, étant à Jérusalem, s’en alla après le

4. Ilest à peu près impossible de savoir quel jour se passa le procès du Christ. La tradition le place dans la journée du 14 nisan, un vendredi. Elle repose sur les observations suivantes :

1° Le jugement et l'exécution eurent lieu le même jour. Or ce jour est qualifié de xposé66atov, c’est-à-dire de veille du sabbat par Mare, xv, 42. Luc, xxur, 54, dit que le sabbat allait commencer, au moment où Jésus fut inhumé; et Jean, xIx, 42, rapporte la même indication. Or le sabbat, allant du vendredi au coucher du soleil jusqu’au samedi au coucher du soleil, le procès comme l’exécution aurait eu lieu le vendredi.

2° Pendant le portement de la croix, Jésus est aidé par un Juif de Cyrène qui est représenté comme revenant des champs : à7 àypoÿ (Luc, xximr, 26); il ne peut donc s’agir du sabbat, du samedi, qui n’est pas un jour ouvrable.

Mais inversement, le soir même de son arrestation, Jésus est représenté comme faisant avec ses disciples le repas pascal (Matthieu, xxvr, de 20% Marc iv, MI eue. x, Met 14). Or l'agneau pascal devait être mangé le 15 nisan ; l’arrestation aurait donc eu lieu le vendredi soir et le jugement le samedi ; ce qui est contredit à nouveau par le texte de Jean, xvirr, 28, qui affirme que durant le procès, les Juifs ne voulurent pas pénétrer dans le prétoire, de peur, étant souillés, de ne pouvoir manger la Pâque.

Il est donc à peu près impossible d’arriver à une solution conciliant ces idées et ces textes; toutefois la solution traditionnelle paraît la plus vraisemblable,

Page 1