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repas, avec ses disciples au dela du Cédron sur la montagne des Oliviers!. Il priait et ses apôtres dormaient
4. Jean, xvrir, 1. — Puisque nous avons fait nos premiers renvois aux textes évangéliques, nous tenons à nous expliquer sur le rôle que nous leur attribuons. Notre intention n'est pas de faire œuvre de critique et de rechercher par exemple si lévangile de Jean doit ou non lui être attribué ou si dans les synoptiques nous possédons une version originale, Sans doute, au cas où, avec M. Reinach (La curiosité de Tibère dans Mythes et Religions, Paris, 1908), on admet qu'au même titre que les miracles, ni le procès ni l'exécution de Jésus n’ont eu lieu, le présent travail n’a plus de raison d’être. Mais puisque les critiques les plus sévères s'accordent pour trouver, dans les synoptiques au moins, un récit fidèle de l'affaire, il est possible de rencontrer des bases sérieuses pour une étude juridique du procès de Jésus. Strauss (Vie, IT, 2, p. #78) accepte presque en bloc les trois premiers évangiles pour la partie qui nous concerne, et si M. Loisy donne la préférence au texte de Luc pour l’interrogatoire devant Pilate (Évang. synopt., Il, p. 634), il reconnaît que nous pouvons trouver dans les autres évangiles des renseignements précieux sur la procédure qui se déroula devant le procurateur (cf. dans l’Introduction, t.1, ch. 11, p. 59 à 84, son Étude sur les trois premiers évangiles et la critique moderne). Dans un style ampoulé, Tolstoï reconnaît que tout n’est pas faux dans le récit évangélique ; le comparant à une fresque, il le croit recouvert d’enduit pour l’époque précédant la naissance du Christ, pour les miracles, pour la résurrection ; en sorte que a contrario il paraît reconnaître la vérité de ce qui est récit proprement dit et les événements de la Passion sont dans ce cas (L. Tolstoï, l'Évangile, fragm. parus dans la Revue bleue, 27 fév. 1904, p. 263).
Quant à l’évangile de Jean, nous pourrions, pour en tirer parti, nous appuyer sur l'autorité de Renan qui, dans un appendice à sa Vie de Jésus, en a reconnu l'authenticité. Strauss (op. cit., préface de la 3° éd., tr. fr., I, p. vi), à un moment donné, n'osa plus se déclarer convaincu de sa fausseté ; mais dans la 4° éd. non traduite, il reprit plus fortement parti encore contre l’authenticité. Non pas d’ailleurs que le fait d'y voir l’œuvre d’un disciple de Jean enlève toute autorité au récit. Mais un critique est venu qui a vu dans l’évangile de Jean le travail d’un savant chrétien du n° siècle; bien plus il y aurait là non plus un récit plus ou moins authentique mais une représentation symbolique des faits du r° siècle : comme le dit M. Loisy (Le quatrième évang.,p. 821), « la passion de Jésus est d’un bout à l’autre comme le type des persécutions chrétiennes ». On arrête Jésus comme on le fait pour un chrétien; Jésus répond au procurateur, comme un chrétien répond à son juge. Ce qui a fait