‹ Une province procuratorienne au début de l'empire romainChapitre 74 sur 111 · D OX & & D · texte numérisé non relu

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venue de son règne céleste... Il est plus probable qu'ici comme chez Hanan, il garda le silence. Ce fut en général, à ce dernier moment, sa règle de conduite. »

Pour notre part, nous ne voyons pas pourquoi Renan a mis en doute le deuxième grief qui fut reproché à Jésus, le fait de s'être dit fils de Dieu!. Parce que blasphémer le temple, c’est blasphémer Dieu? Mais alors pourquoi Jésus reproche-t-il aux Pharisiens de séparer, quandils jurent par le temple, le temple et celui qui l'habite ? ? Parce que Jean ne rapporte pas ce chef d'accusation ? Mais Jean aussi est muet sur la destruction du temple. Bien plus ce premier grief n’est rapporté que par les deux synoptiques, Matthieu et Marc; Renan n'hésite pas à l’admettre. Le second se rencontre dans les trois synoptiques et Renan le rejette. Il y a là quelque chose d'illogique et nous n’hésitons pas à nous arrêter un instant sur la déclaration de Jésus qui se reconnaît fils de Dieu.

« Je t’adjure par le Dieu vivant de nous dire si tu es le Christ, fils de Dieu. » Et Jésus répond : « Tu l'as dit, Zd eiraç Ÿ. Je le suis, Eyw eu #. » A la suite de quoi le grand prêtre déclare, en déchirant le vêtement qui recouvre sa poitrine : « Il a blasphémé ; qu’avons-nous plus besoin de témoins, vous venez vous-mêmes de l’entendre blasphémer 5. » En fait le grand prêtre se trompe : il a parfaitement besoin de témoins, c’est une règle que nous avons déjà eu l’occasion d’énoncer : nul ne peut être condamné sur son propre aveu, un seul témoin ne suffit pas.

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