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pouvoir judiciaire ; ne lui reproche-t-on pas d’avoir tranché des procès, avant sa confirmation par Auguste, comme sidéjà il était roi !. Si, à sa disparition, on envoie un procurateur avec le droit du glaive, c’est en principe pour le remplacer dans l'exercice de la justice capitale. Pourquoi dès lors vouloir supposer que, sans aucune raison, Hérode n’a pas sur les Galiléens les droits qu’Archélaüs avait sur les Juifs ? Pour l’un comme pour l’autre, la confirmation de Rome est intervenue, et pour admettre que, comme Archélaüs, Hérode a perdu ses droits, il faut soutenir que celui-ci a été déposé ainsi que celui-là, que Ja Galilée au même titre que la Judée a été annexée à l'empire romain. Or sur ce point nous sommes parfaitement renseignés : quand Hérode fut déposé en l'an 39 par l'empereur Caligula, sa tétrarchie fut ajoutée au royaume d'Agrippa qui gouverna jusqu’en 44?; en sorte que, quatorze années après le procès du Christ, la Galilée n'avait pas encore connu l'administration d’un fonctionnaire romain.
Nous croyons donc qu'il était parfaitement possible que, dans une affaire déterminée, un conflit de compétence s’élevât entre le procurateur de Judée et Le tétrarque de Galilée ; de telle sorte que, si réellement Pilate ne voulut que se debarrasser d’une affaire épineuse, il put au moins cacher sa défaite sous des apparences juridiques.
Hérode du reste ne prit pas son rôle de juge au sérieux ; s’il eut dès l’abord une grande joie de voir Jésus dont il attendait un miracle, il se heurta de suite à un silence dédaigneux de l'accusé et se contenta de le ridiculiser à ; toutefois il ne trouva rien en lui qui fût digne de mort, et ce