Matthieu, xxvir, 27 à 32; Marc, xv, 16 à
en effet se rend compte qu'il lui est impossible de sauver Jésus et de lui éviter un châtiment ; mais comme son orgueil et sa conviction l’empêchent de céder encore aux cris des Juifs, qui réclament la crucifixion, il se résout à frapper l’inculpé d’une peine et il le fait flageller. De cette façon il a donné satisfaction aux Juifs, puisqu'il a reconnu Jésus coupable et l’a fait châtier : d'autre part il lui a évité la mort. Il est inutile de dire qu’en frappant et en exhibant l'accusé, il ne calma pas les accusateurs ; mais encore d’un mot fallait-il signaler ce nouvel incident, cet autre expédient de Pilate, qui ne fit qu'augmenter les souffrances de l’inculpé ; ce fut une condamnation avant la condamnation définitive : la flagellation rapportée par Jean est une exécution !.