‹ Une Province Procuratorienne: Le Procès de Jésus-ChristChapitre 17 sur 110 · Plutarque, Vie d'Antoine, LXI · texte numérisé non relu

Plutarque, Vie d'Antoine, LXI

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Rhodes et de plaider sa cause, en l’appuyant probablement de nouveaux « arguments irrésistibles ». Octave, que le peuple alors qualifiait de bourreau ! et que Josèphe appelle homme généreux et magnifique ?, se laissa convaincre, d'autant mieux que Q. Didius lui avait rapporté l'aide prêtée par Hérode, lorsqu'il avait exterminé une troupe de gladiateurs traversant la Syrie pour rejoindre Antoine. Octave donc remit le diadème à Hérode, l’assura de son amitié et le confirma dans son titre de roi. Un sénatus-consulte intervint ensuite pour consacrer les décisions prises.

Parmi ces renseignements très précis, il en manque un assez important, celui de savoir si les Romains renouvelèrent avec Hérode le traité d'alliance qu’ils avaient conclu avec Hyrcanus. Sans doute Josèphe nous dit qu'Auguste, en dehors d’Agrippa, n'estimait personne plus qu'Hérode à; mais dans les décisions prises par Auguste et les magistrats à l’occasion des Juifs, nous ne retrouvons plus l'expression technique de œfhot xai oiuuayoy, toujours auparavant employée et répétée parfois à plusieurs reprises dans lemême texte. Cependant, même si Hérode n’a pas compté parmi les rois alliés, il est certain que les Juifs ont joui de leur pleine indépendance, que leurs institutions ont fonctionné, que leurs lois ont été respectées, conformément au tableau que nous avons cru pouvoir en tracer. Dès Antoine en effet, il était répondu à Cléopâtre qu'Hérode n'avait pas à rendre compte de ce qui se faisait dans son royaume # et d'autre

4. Suétone, Aug., 10. — « Sa jeunesse fut ardente, emportée, coupable de plusieurs actions sur lesquelles il ramenait ses regards avec chagrin. » Sénèque, De la Clémence, I, 11.

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