‹ Une Province Procuratorienne: Le Procès de Jésus-ChristChapitre 18 sur 110 · ARE · texte numérisé non relu

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part nous pourrons voir appliquer ces principes dans les décrets que nous allons maintenant étudier.

Tout d’abord, pendant le voyage d’Agrippa en Orient (14/740), les colonies juives d’Asie Mineure vinrent se plaindre des vexations qu’on leur faisait subir et notamment d'être empêchées de vivre conformément à leurs lois, de voir leurs membres appelés en justice les jours consacrés, dépouillés de l’argent qu'ils envoyaient à Jérusalem, obligés au service militaire, aux charges publiques, d'où nécessité de détourner de leur destination les deniers sacrés. Et à l'appui de leur réclamation, les Juifs invoquèrent l’immunité dont les Romains les avaient gratifiés en leur permettant de vivre selon leurs règles nationales !. Agrippa reconnut le bien fondé de ces réclamations et confirma les privilèges et les avantages qui leur avaient été concédés antérieurement ; il ajouta que, en considération de la bienveillance et de l’amitié que lui portait Hérode, il était prêt à leur accorder davantage encore, pourvu que ce ne fût pas contraire à la puissance des Romains ?.

Malgré cet édit solennel d’Agrippa, les autorités indigènes se révoltèrent contre ces privilèges, odieux à leurs yeux. Principalement à Éphèse, Agrippa dut écrire aux magistrats pour permettre aux Juifs d'envoyer le tribut sacré à Jérusalem, pour punir des peines du sacrilège celui

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