Jos., Ant., XVI
2. On aura peut-être remarqué que nous avons examiné les décisions des magistrats romains dans un ordre autre que celui de Josèphe. Il donne en effet la lettre d’Auguste à Norbanus Flaccus, la communication qui en est faite par ce dernier aux magistrats de la Sardaigne, les lettres de Jullus Antonius et d’Agrippa au sénat d'Éphèse, immédiatement après la décision d’Auguste, qui apparaît ainsi comme le texte de principe d’où les autres seraient découlés. En réalité il n’en est rien : d’après les magistrats qui y sontnommés, ces derniers se placent entre 33/721 et 2/752, tandis que le décret d’Auguste, qu’on aurait pu d’abord situer en 12,742, date où celui-ci est nommé grand-prêtre, se trouve, selon Josèphe lui-même, reporté en 10 après J.-C., date à laquelle est bâti le temple d’Ancyre (Ferrero, op. cit., p. 309 et suiv.). En sorte que c’est l’historien juif lui-même qui enlève à son texte le caractère de généralité dont il l'avait en apparence revêtu.