Tacite, Añn., VI
2. Il fut procurateur de Judée de 48 à 52. Marquardt, Org., Il, p- 359.
3. Jos., Ant., XX, 6,$ 1, et B. J., II, 12, 8 4. — Cf, Mommsen, Hist. rom., XI, p. 114.
gouverneur de Syrie, Ummidius Quadratus, qui, après enquête faite sur place, ordonne à Cumanus et au tribun Celer de se rendre à Rome pour être jugés par Claude !. En réalité Quadratus sortait de ses attributions de gouverneur ; il agissait en vertu de pouvoirs à lui spécialement conférés : Claudius... jus statuendi etiam de procuratoribus dederat ?.
Ainsi dans les deux circonstances invoquées par Marquardt, non seulement l'intervention du gouverneur de Syrie n'est pas de l'essence normale de sa -fonction, mais bien au contraire, c’est en vertu, ou de pouvoirs généraux plus étendus, ou d'une autorité spécialement conférée pour la circonstance que s’explique le rôle particulier de ce magistrat. À contrario donc et en tenant compte des textes affirmatifs, nous croyons que la Judée a constitué une province indépendante de la Syrie, sous l’autorité d’un personnage de rang équestre ?.
Ce gouverneur porte à l'ordinaire le titre de procurator,
telos Ant, XX, WSre;
2. Tacite, Ann., XII, 54. — Sur l'intervention de Vitellius et de Quadratus, cf. Hoeck, Roem. Gesch., I, 2, p. 202 et suiv.
3. Tacite, Hist., V, 9, affirme que Claudius... Judaeam provinciam equitibus romanis aut libertis permisit. Hirschfeld (Die Kaiserlichen Verwaltungsheamten bis Diocletian, p. 380, Berlin, 1905) voit dans ce passage de Tacite l’idée que Claude admit comme procurateurs de Judée des affranchis aussi bien que des chevaliers. Si cette interprétation est la vraie (et elle apparaît bien comme seule vraisemblable), Hirschfeld a complètement raison de reprocher à Tacite cette généralisation hâtive. Car parmi les procurateurs qui se sont succédé en Judée, seul Félix, sous qui fut d’abord accusé Paul de Tarse, ne se trouva pas être de naissance libre. On peut donc dire en principe que les procurateurs de Judée furent des personnages de rang équestre ; cela est si vrai que Tacite, parmi les provinces gouvernées par des chevaliers, cite : duae Mauritaniae, Raetia, Noricum, Thraeciaet quae aliae procuratoribus cohibentur... (Hist., I, 11). Sur les rapports de la Judée et de la Syrie, cf. Hirschfeld, op. cit., p. 407 et suiv.
Eriroomos, ce qui tendrait à démontrer qu'il est avant tout un administrateur financier !. Mais cette dénomination n’est pas la seule employée : tantôt dans un sens
militaire, il est appelé irrépyns ?, tantôt dans un sens général ërmehntés (qui est chargé de), ou #yepüv , tantôt enfin £rapyos qui correspond à praefectus, avec une signification toute spéciale 5. Cette dernière dénomination est en effet celle du chevalier qui gouverne l'Égypte et Hirschfeldé pense que la Judée est organisée comme l'Égypte, qu'Auguste a fait de l’une comme de l’autre « une propriété de sa maison ou de sa cassette? », qu'il y a un. praefectus Judaeae comme il y a un praefectus Aegypt,
qui gouvernent l'un et l'autre le pays comme propriété
particulière de l’empereur, et font rentrer les impôts pour
1. a) Procuralor. Tacite, Ann., XV, 44. Auctor nominis ejus Christus, Tiberio imperitante, per procuratorem Pontium Pilatum, supplicio affectus erat. (Ann. XII, 54).
b) ’Exitporos. a) pour éxitponos, Jos., Ant., XV, 11,$ 4; XX, 6,$ 2. — B. J.,1,10 $ 3, 20$ 4,11, 8 $ 1,9 $ 2, 11 $S6,12$ 8, 16$ #4, 18, 21 $ 3; VI, 4$3, 6S6.
B) pour éxreorñs, emtoorv. Jos., Ant., XX, 5,S$ 1. — B. J., II, 12 S1, 148$ 1.
y) pour éritoonebev, émrporebovros. Fl. Josephi vita, $ 3; Ant., XX, 5,S$ 4. — Cf. Mueller, Pontius Pilalus der à procurator von Judaea und Richter Jesu von Nazareth, p. 12 et suiv. Stuttgart, 1888. — Graetz, op. cit., p. 249.