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l'organisation par Quirinus d’un census destiné à fixer l'assiette de l'impôt !. Et nous avons la preuve certaine que l'intention d’Auguste était moins de savoir combien d'habitants, par l'annexion de la Judée, s’ajoutaient à l’empire que de connaître leurs ressources pour fixer l’imposition. Par trois fois Josèphe le répète : Quirinus fut envoyé arotmmromevès Tax ëv Eupla — runs Toy oboidv YEVNTOpEVOS — ATorumoomevés Te aÙtüv Tas bvolac ?, pour évaluer les fortunes et les biens.
1. Jos., Ant., XVIII, 1, $ 4 in fine. Le recensement dont nous parlons est celui qui fut opéré par Quirinus au moment où Coponius prit possession de son poste en Judée et auquel il est fait allusion aux Actes, v, 37. Nous n'avons pas à entrer dans la discussion portant sur le point de savoir si le recensement, qui fut l’origine de la révolte de Judas le Galiléen, doit être confondu avec le dénombrement de tout l'empire qui aurait été ordonné par Auguste vers l’année 4/750 et correspondrait à la naissance du Christ (Luc, 11, 1), ou si l'on se trouve en présence de deux événements distincts. La question, en effet, peut présenter un gros intérêt au point de vue de l’histoire évangélique, selon laquelle Jésus est né à Bethléem, à l’occasion de ce recensement général qui avait amené dans cette ville Joseph et Marie ; mais au point de vue de l’organisation de la Judée il est intéressant seulement de relever qu'à la chute d’Archélaüs, survenue en l'an 6, Quirinus procéda à l’organisation d’un census pour servir de base au tribut. Un recensement opéré dix ans auparavant, Hérode étant encore roi, n’aurait guère eu qu'un intérêt de statistique ; pour le faire, il aurait fallu l'autorisation expresse du roi et il n'aurait servi qu’à fixer le nombre de personnes en rapport avec Rome soit comme sujets dépendants soit comme alliés: ce serait un dénomhrement plutôt qu'un recensement. Sur ce point, cf. Huschke, Ueber den zur Zeit der Geburt Jesu Christi gehaltenen Census. Breslau, 4840. Du même, Ueber den Census und die Sleuerverfassung der frueheren roemischen Tributsteuern, Berlin, 1847; À. W. Zumpt, Das Geburtsjahr Christi, Leipzig, 1869 ; Schuerer, Geschichte des juedischen Volks, t. 1, tout le chap. intitulé : Le recensement quirinien.
2. Id., Ibid., XVII, 13,85; XVIII, 4,$ 1. De Josèphe, le mot de Syrie n’a rien qui doive surprendre ; il vient de déclarer, en effet, à tort selon nous, que la Judée est devenue partie intégrante de la province de Syrie.