‹ Une Province Procuratorienne: Le Procès de Jésus-ChristChapitre 4 sur 110 · CRE · texte numérisé non relu

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former l'autorité directrice, et la conquête a donné naissance uniquement à un contrôle supérieur et à un signe récognitif qu'est le tribut; le droit et les tribunaux chargés de l'appliquer n’ont vraisemblablement pas subi de modification ; les coutumes et les usages locaux ont été sans doute respectés. Cela du reste est absolument conforme à la politique des Romains qui ne détruisirent nulle part pour détruire et nulle part ne renversèrent ce qui pouvait se conserver sans péril. C’est Pline ! qui recommande à un gouverneur de respecter la religion et les dieux des peuples soumis, de prendre en considération l'antiquité, les actions fameuses, lés fables même, et de ne blesser jamais la dignité, la liberté ou même la vanité des individus , règles qui nous permettent d’entrevoir jusqu’à quel point, au moins en principe, les Romains s’attachaïent à n’intervenir dans la vie et les institutions des peuples soumis que dans la limite de l’indispensable. Parallèlement, l'établissement en Judée du régime aristocratique est conforme aux traditions romaines ; Cicéron? pensait qu'il est bon, que dans les provinces, les villes soient administrées par l’aristocratie ut civilates oplimalium consiliis administrentur. Telle est la situation faite aux Juifs par Gabinius ; pour la résumer d’un mot : «) décentralisation du pouvoir supérieur qu’on remet à des assemblées indigènes sous le contrôle de l’autorité romaine ; @) établissement d’un tribut; y) pour le surplus, maintien de la situation antérieure.

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