Ibid., v
Hirschfeld, op. cit., p. 403 et sqs.
PL
Au début de l'empire, il appartenait au citoyen romain inculpé et dont la vie était en cause, de s’en remettre à l'empereur, c'est-à-dire de réclamer que l'instruction eût lieu à Rome et que la sentence fût prononcée par l’empereur !. » Mommsen, enfin, soutient que dans les premières années de l'empire « en cas de crime capital, le gouverneur devait, après avoir établi le bien fondé de l'accusation, s'abstenir de toute condamnation formelle et renvoyer l'accusé devant les tribunaux de la capitale, seuls compétents pour prononcer la peine de mort contre un citoyen romain, notamment devant le tribunal impérial ?. »
Sur ce point, nous possédons des renseignements nombreux et précis par le récit du procès de Paul de Tarse ; commencée sous le procurateur Félix, cette affaire se continua sous son successeur Portius Festus et eut probablement son dénouement à Rome à,
L'affaire débute par un tumulte des Juifs qui prétendent leur temple profané par la présence d’un Éphésien, Trophime, que Paul y aurait amené avec lui #; un grand concours de peuple se produit ; Paul va être tué quand le tribun, qui commande la cohorte de Jérusalem, intervient et arrête celui qui est la cause du tumulte 5. Le bruit n’en