‹ Une Province Procuratorienne: Le Procès de Jésus-ChristChapitre 64 sur 110 · LAON RE · texte numérisé non relu

LAON RE

quand parut une troupe d'hommes en armes qui se saisit de lui. De lui-même, Jésus arrêta une tentative de résistance de la part de ceux qui l’accompagnaient : sans délai il fut emmené vers les autorités qui l'avaient fait appréhender.

Au témoignage des trois synoptiques, cette troupe, qui s’assura de Jésus, était composée d'hommes envoyés par les prêtres, les sénateurs et les scribes juifs? ; Luc affirme qu’à l'arrestation étaient présents les principaux sacrificateurs, le capitaine du temple et un certain nombre de membres du grand Sanhédrin?. À ces autorités semblent se joindre, d’après Jean, une cohorte de soldats romains commandée par un tribun :

dire que « tous les incidents de la passion rapportés dans le quatrième évangile ne seraient que figuratifs, nullement historiques » (MM. Lémann, Saint Jean et le quatrième évangile, p. 29, Paris- Lyon, 1909).

Nous n'entreprendrons pas de montrer en quelques lignes pourquoi nous n'acceptons pas les conclusions que M. Loisy a posées dans un volume entier. Nous ferons simplement remarquer que l'entretien de Pilate et de Jésus sur la vérité, ou sur la puissance qui a livré l'accusé entre les mains de son juge n’ont rien à voir dans l’étude juridique de l'affaire. Ce que nous recherchons ce sont les chefs d'inculpation, l'enquête qui a été faite, son résultat, les causes qui ont amené la condamnation et si l’on veut se reporter au tableau comparatif que nous avons dressé des quatre évangiles, on verra que le dernier diffère par un seul point des trois synoptiques : ilsignale au cours du procès une flagellation qu'on ne retrouve point dans les autres; mais à la page 856, M. Loisy s'est chargé d’en donner une explication satisfaisante. Que si donc les quatre évangiles concordent, sauf sur quelques points de détail, pourquoi voudrait-on se servir des trois premiers et non du quatrième? Parce qu’uniquement il est un symbole ? Étrange chose en vérité que ce symbole et ces réalités qui se rapprochentjusqu’à se confondre !

Page 1