Matthieu, xxvi, 65 ; Marc, xiv, 63 et
« On fera mourir celui qui doit mourir sur la parole de deux ou trois témoins; on ne le fera pas mourir sur la parole d’un seul témoin !. » Et le Deutéronome ajoute : « Un seul témoin ne sera point valable contre un homme dans quelque crime et péché que ce soit ou quelque péché qu'on ait commis ; mais sur la parole de deux ou de trois témoins, la chose sera valable ?. » Sans doute le grand prêtre aurait eu des facilités particulières pour recueillir ces témoignages, vu les chefs d’inculpation 3, mais encore fallait-il les produire.
Si d’ailleurs le Sanhédrin n'avait point agi avec tant de précipitation, il eût été facile de trouver des gens qui avaient entendu Jésus affirmer son lien avec Dieu et sa mission messianique. Les Pharisiens déjà avaient voulu le lapider parce qu'il blasphémait, se disant Dieu et fils de Dieu ; et Jésus, pour leur échapper, avait dû se retirer au delà du Jourdain . Du reste, même au cas où, par des témoignages, le Sanhédrin aurait établi que Jésus avait prétendu être le Messie, le crime de blasphème par làmême n'aurait pas été prouvé. IL aurait fallu démontrer que les circonstances de sa vie, ses origines, sa doctrine ne permettaient aucune identification entre l'accusé et celui que les Juifs attendaient. Déjà il s'était élevé en