Id., x
Israël de faux prophètes et le législateur juif avait donné un critérium pour les séparer de ceux qui étaient inspirés par Javeh !. Sans doute la doctrine touchant le Messie n était pas assez fixe pour reconnaître au premier abord si Jésus était bien le rénovateur espéré; justement pour cela, le Sanhédrin n'aurait pas dû rejeter a priori l’affirmation de l’inculpé. En fait, un seul cri répondit à la déclaration affirmative de Jésus : «il est digne de mort ? ». De quelle mort, il n’en fut pas question ; elle ne pouvait cependant faire de difficulté. « Tu ne manqueras point de le faire mourir : ta main sera la première sur lui pour le faire mourir et ensuite la main de tout le peuple; et tu l'assommeras de pierres et il mourra 5. » C'était la lapidation. Pour suivre jusqu’au bout la législation mosaïque, le procès n'aurait pas dû être considéré comme terminé. Nous avons vu en effet que, quand une affaire capitale aboutissait à une condamnation à mort, la sentence n'était pas prononcée sur-le-champ, à plus forte raison l’exécution n’avait-elle pas lieu; les juges devaient revenir le lendemain sur le siège pour prononcer l'arrêt définitif. Certains auteurs, qui pensent que tout fut régulier dans la procédure suivie contre Jésus, voient cette deuxième séance dans la réunion du Sanhédrin qui eut lieu tout au matin et que signalent les trois synoptiques #. Le texte de
. Deutéronome, xvur, 21 et 22. « Que si tu dis en ton cœur : HE connaîtrons-nous la parole que l'Éternel n'aura point dite? Quand ce prophète-là aura parlé au nom de l'Éternel et que la chose prédite ne sera point ni n’arrivera point, ce sera là une parole que l'Éternel ne lui a pasdite : le prophète l'aura dite par orgueil ; ne le crois point. »
2. Matthieu, xxvr, 66; Marc, xiv, 64, dit : «tous jugèrent qu’il était digne de mort, »