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fique, avec l'usage de son terminus à Québec à l’eai profonde : et pour que le Pacifique eut, en cela, l'assurance de ne pas ètre troublé, de soumettre tout différend à la décision du gouvernement ; en sorte que, sans être dans l'obligation de débourser un sou, le Pacifique aurait pu se servir du chemin du Nord comme s’il eut été sa propriété.
J'ajouterai pour vous suivre sur le terrain couvert par votre lettre que si l’on juge à propos de laisser la proie pour l'ombre vous n'aurez pas encore trouvé la solution du problème que cherche Québec, du moment que vous n'avez pas pris les moyens de controler le bon vouloir de la Compagnie du Pacifique qui se fait voter, sous une forme à eine déguisée, trois millions pour s'en aller dans le sud. Je vous ferez remarquer que si vous comptez seulement sur le fait que Québec doit avoir le commerce du Pacifique parce qu’il est plus près par des centaines de milles de l'océan Pacifique qu'aucun port Atlantique, et que ses abords sont libres de violentes tempêtes sur un parcours de plusieurs centaines de milles, je puis vous äffirmer que Montréal, possédant ces avantages avec des centaines de milles en mieux, n’a jamais pu, malgré sa position géographique, disputer le commerce de l'Ouest à New York. Il faut autre chose que les efforts de la nature pour créer des courants de commerce. Et d’après votre théorie, maintenant que Montréal a obtenu le creusement du Lac St. Pierre, elle devrait avoir tout le commerce du Pacifique en été. Je vous demanderai pourquoi, si votre théorie est complète et si la position géographique est le principal élé ment de succès, le trafic ferait 160 milles de plus en chemin de fer pour se rendre jusqu’à Québec quand il a tous les navires voulus à Montréal? Si vous me dites que la distance de 160 milles est de peu de chose, je vous repondrai que, dans ce cas, si le commerce peut consentir à parcourir 160 milles de plus pour aller à Québec, il peut également se rendre à Portland, par exemple, où il n’y a presque pas de frais de pilotage. Je ne vous expose ces choses que pour vous affirmer que la grande raison du succès dans une entreprise commerciale ce sont les efforts des hommes et non les dons de la nature. Et le jour où le Pacifique aura mis cinq ou six millions dans ses chemins du Sud, il pourra bien, une fois installé pour l'hiver, y maintenir aussi son trafic d'été.
Je crois que M. Stephen n’a pas l'intention de faire un chemin de première classe, s’il n’est pas disposé à payer $5,225,- 000, disons 85,100,000, pour aller de Montréal à Québec. L’entrée du chemin du Nord dans Québec coûte à elle seule au delà d’un million de piastres. Les ponts, y compris 3,500 pieds en bois et 4,176 pieds en fer, pesant 4,458,198 Ibs., ont coûté au-
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delà dé #1,000,000. Noüs avons, conformément à l'in ventaire, payé $600,000 pour le matériel roulant, qui est en aussi bon ordre qu'au mois de juillet 1882. Il
reste donc, déduction faite de ces $2,600,000, qui représen-
tent une valeur intrinsèque indépendante des travaux ordinaires du chemin de fer, la somme de $82,500,000 pour la construction de 209 milles de voie ferrée, qui composent le chemin du Nord. Cela fait $#12,000 du mille. Si l’on songe qu’un chemin construit dans les prairies du Nord-Ouest coûte $20,000 du mille, sans ponts et sans matériel roulant, je me demande comment l’on arrivera à bâtirun second chemin SRE Montréal et Québec à de meilleures conditions que Cela.
M. Stephen n’a pu savoir ce qui s’est passé en 1882, lors de la vente du chemin de fer, parce qu’il était absent du pays ; mais il est sous une fausse impression quand il dit que le Pacifique aurait acheté tout le chemin si on le lui eut offert pour $7,600,000. Cette offre à été faite au Pacifique. A la demande de l’hon. M. Chapleau, je crois savoir que Sir John A Macdonald est intervenu pour tâcher de déterminer ces messieurs à acheter tout le Q. M. O. & O.. et je sais aussi qu’à une recente réunion des conservateurs à Ottawa le chef du gouvernement fédéral a déclaré ouvertement ‘ qu'en refusant ces offres, le Pacifique avait commis une énorme faute.” Je suis, de plus, informé que M. Augus et M. Stephen ont avoué à M. Chapleau que leur compagnie aurait bien, dans le temps, acheté La section Est, mais qu’un de leur associés s’y opposait tout à fait.
Je regrette de ne pouvoir non plus accepter l’affirmation de M. Stephen, 10. Que le chemin du Nord a brisé les conditions du contrat pour l'échange du trafic. 20. que le Grand Tronc a voulu faire passer ses locomotives sur l’embranchement de Saint Martin. Je vousirclus un mémoire de M. A. Davis qui dispose de lapremière accusation. Le chemin du Nord respectera rigoureusement toutes les obligations du statut, et c'est en ma qualité de président du chemin de fer du Nord que je vous fais cette déclaration. Quand au secoud point, ce sont les locomotives du chemin de fer du Nord que nous voulons conduire de Saint Martin à la Jonction de Saint Laurent, comme la loi nous y autorise. Il n’a jamais été question dans tous cela des locomotives du Grand Tronc, et je ne comprends vraiment pas que M. Stephen se laisse induire en erreur à ce point et vous transmette ensuite cette erreur sans vérification.
Je suppose que vous avez remarqué comme moi, dans la lettre de M. Stephen, son manque d’exactitude quand il dit
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e débentures sur le Q. M. O. & O., avec l’endossement du gouvernement. Je crois même, en effet, que le gounvernement aurait pu négocier les $8,000,000 mème sans le concours du Pacifique. Mais ce n’est pas l'autorité de la compagnie du Pacifique sur le marché monétaire qui aurait valu pour ces négociations, puisque les actions de cette compagnie, garanties par le gouvernement fédéral, ne peuvent trouver plus de 56. Si le gouvérnement n'avait pu réaliser qu'au moyen de son endossement, il aurait pu également prendre l'offre de Sir Hagh Allan, qui offrait le même montant dans les mêmes conditions, sans exiger une dépense additionnelle de $8750,000. Seulement, avec cette garantie, le chemin de fer n'aurait pas été considére comme vendu, et la Province de Québec, au lieu d'obtenir un dégrèvement de $87,600,000, se serait trouvé avoir augmenté sa responsabilité d’un montant additionnel de 88,750,000. Puis, où le gouvernement de Québec aurait-il pu ensuite placer ces $8,000,000 pour en retirer » pour cent ? Il a eu à peine $2,000,000 à débourser depuis ce temps là, et il serait avec $6,000,000 sur les bras.
Je protesle, naturellement, contre la conclusion de la lettre de M. Stephen, qui feint de trouver dans mes lettres le desir de vous engager à faire acheter mes débentures du chemin de fer du Nord. Puisque j'ai refusé, dès le premier jour d'accepter vos propositions en ce qui me concernait, ce n’était pas pour venir vous harceler ensuite à ce sujet. Mais il y avait une question de véracité et de bonne foi à régler, je la crois reglée.
M. Stephen aussi declines to enter into any further controversy in this matter,” ce qui montre de très grandes dispositions à justifier votre assertion que le Pacifique va acheter les dé-
entures du chemin de fer du Nord, ou le chemin du Nord lui-même. Êtes-vous en état de me dire quel jour le Pacifique a fait une ouverture à quelqu'un, non pas pour l'achat de mes débentures, ce qui n’est rien dans la question, mais pour l'achat du chemin de fer du Nord ? ce qui est beaucoup, au point de vue des promesses faites par M. Van Horne, et à vous répetées pour tenir la députation dans une fausse sécurité.
EN RÉSUMÉ monsieur le Ministre, voici la position :—
À un moment de violente discussion dans la presse, vous Ag ; \ à an ati
avez prêté toute l’autonté d'un chef de parti à l'accusation
lancée contre moi, que je voulais faire chanter la Compagnie
du Pacifique én vous chargeant de lui vendre mes déberitures du chemin du Nord. Comme vous n'étiez pas sûr de l'exactitude de ce que vous aviez annoncé au caucus, vous m'avez fait demander immédiatement après ce caucus, comptant sur mon acceptation probable de vos offres, pour vous mettre en position de dire que ce que vous aviez annoncé était exact.
J'ai refusé, séance tenante, toute transaction de ce genre, tout en vous suggérant les moyens d'obtenir du Grand Tronc la possession du chemin du Nord pour en faire le terminus du Pacifique.
Je vous ai demandé ensuite les raisons sur lesquelles vous vous étiez appuyé pour jeter ce cri de défiance contre moi et més amis à un moment solennel pour la Province de Québec. Vous m'avez communiqué comme votre réponse une lettre de M. Geo. Stephen, qui m’apprenait qu’il ne vous avait pas même vu à ce propos, mais qu'il avait dit à un autre certaines choses indéfinies et dont on pourrait toujours arranger la version plus tard, et que l’on pourrait même nier s'il était plus convenable. Je vous ai répondu que cette lettre ne justifiait pas votre assertion an caucus, puisqu'il devenait de plus en plus certain que le Pacifique n’a jamais songé, malgré ses déclarations, à acheter le chem:1 de fer du Nord, n'ayant jamais fait une démarche dans ce sens.
Vous m'avez transmis une seconde lettre de M. Stephen, demontrant au-delà de tout doute que votre assertion au caucus était aussi inexacte que je vous le disais.
Comparez-vous même le texte des deux lettres de M. Stephen, pour voir la contradiction qu’elle renferment en vous condamnant :
lÈRE LETTRE, (23 février, 2ME LETTRE
J'ai informé M. Pope mardi, Quand à acquérir le chemin que la déclaration de M. Van (du Nord) j'apprends qu'il est Horne que nous désirons acheter hypothèqué pour $1,250,000 en le chemin du Nord, est exacte ; sus de l'hypothèque du gouveret que, si, pour y arriver, il est nement... Cette compagnie nr expedient d'acheter les débentures peul acheter le chemin de fer du de la compagnie, celte compagnie Nord, tant que ces débentures svest prête à les acquérir comme ront au pair où près die pair.