‹ Une révolution en économie politique [microform]; exposé des doctrines de M. MacleodChapitre 43 sur 187 · I. LES DOCTRINES · texte numérisé non relu

I. LES DOCTRINES

les mêmes droits que les propriétaires des navires de bois

et de fer qui transportent du blé et du coton. »

Les développements qui précèdent ont porté sur lapro- [j priété existante; mais, comme on l’a vu, tous les pays civilisés offrent une propriété d’une nature subtile, qui n a

|(|u’une existence future, mais qui, pourtant, a une valeiu ! présente et peut être achetée et vendue. La valeur même j d’une immense quantité de la propriété existante est calculée non d’après des bases visibles et présentes, mais d’après des bases futures. L’expression la plus générale pour cette sorte de propriété est celle de valeur j)ré~

1 sente des j)ayements à venir. La valeur de la propriété

foncière est calculée par la rente annuelle qu’elle produit et par le taux de l’intérêt au moment de l’achat. Le bénéfice de la propriété foncière consiste en ce qu’elle fournit une série régulière de payements annuels à perpétuité. Or, bien que l’échéance de chacun de ces payements n’arrive que d’année en année, chacun a une valeur piésente, et est susceptible d’un achat et d une vente. La va- I leur de la propriété est estimée par 1 addition de cette sé-

, I rie des valeurs présentes de ces payements futurs à per-

' pétuité. La valeur présente d’une somme d’argent payable

Ià un an est la somme qui, placée à un intérêt convenu, en reproduirait le chiffre. La valeur présente d une somme d’argent payable à deux ans est la somme, qui. placée à un intérêt composé pour deux ans, en reproduirait le montant. Et ainsi de suite.

C’est sur ce principe que se calcule la valeur de toute propriété qui donne une rente annuelle ou qui peut être ramenée à une annuité. Il s’applique à toutes les propriétés foncières et à toutes les dettes publiques, indépendamment d’une variété infinie de droits de toute espèce. Tous I ■ les payements futurs ont de même une valeur présente entièrement distincte de l’argent avec lequel ils seront fi-

ualement effectués, et peuvent être achetés et vendus comme toute autre marchandise.

Chacune des rentes annuelles d’une ferme payable à un terme futur, comme on vient de le dire, a une valeur présente, qui peut être achetée et vendue sur l’assurance que les produits à venir de la ferme en donneront l’équivalent. Or il en est absolument de même de l’habileté d’un commerçant; elle ressemble à la fertilité de la ferme; et comme le produit à venir de la ferme peut être acheté et vendu, le commerçant peut engager celui de son industrie. Il peut créer unepromesse de payement à uneépoque ultérieure; ce payement différé a une valeur présente et peut être acheté et vendu de la même manière que le payement différé qui doit provenir du produit espéré de la ferme. Sur cette doctrine repose tout le système du crédit commercial. Cette propriété existe principalement sous la forme de billets à ordre et atteint en Angleterre l’énorme valeurde douze milliards et demi de francs.

B. ArPUCATlOKS DE LA LOI DES PKIX AUX CAS d’ACHAT A TERME

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