‹ Une révolution en économie politique [microform]; exposé des doctrines de M. MacleodChapitre 92 sur 187 · II. LA MÉTHODE · texte numérisé non relu

II. LA MÉTHODE

Les lignes (|ui précèdent forment une transition naturelle avec le sujet que nous allons aborder, savoircelui de la méthode en économie politique. M. Macleod l’a exposée dans deux articles fort étendus , où se trouvent l’épreuve et la justification des faits et des lois économiques qui ont passé sous nos yeux. L’un a pour titre : Axiomes et définitions ^ et 1 autre : Loi de continuité . C est ,

par le premier que nous commençons.

Les sciences physiques, qui se sont élevées si haut dans les temps modernes, et qui ont produit de si merveilleux résultats, ont été, on le sait, portées à leur état actuel de perfection par le travail immense qui a été employé à constater et établir leurs premiers éléments, c’est-à-dire leurs définitions et leurs axiomes. Chacune d’elles a été portée à cette hauteur au moyen d’un petit nombre de conceptions fondamentales, qu’on a suivies fidèlement dans tout son domaine, en écartant invariablement tout ce qui ne s accordait pas avec ces conceptions.

Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Ces belles études

ont été d’abord dans un état bien différent. On ignore généralement les fougueuses controverses dont les ruines sont cachées sous la paisible surface de la science moderne, comme celles de puissantes flottes au fond d’une

mer calme et riante.

Nombre d’esprits sont portés à croire que les controverses en économie politique sont une pure logomachie, des disputes de mots vaines et sans conséquence j que les

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