Une saison de fouilles à Sippar
C’est en hiver 1 892-93 , que Son Excellence Hamdibey, Directeur général des fouilles et musées ottomans, me confia le projet de m’associer à une entreprise archéologique dans l'Iraq-Arahie. Une telle offre, de la part d’un homme aussi éclairé, à qui l’Archéologie et les Lettres orientales doivent, avec tant d’autres services, l’existence du Musée impérial de Constantinople, m’honorait fort, et j’acceptai avec empressement et reconnaissance. Cette proposition , en effet, allait au devant de mes vœux les plus chers. Car, s’il est essentiel qu’un directeur de fouilles, pour avoir l’esprit de sa mission et réussir pleinement, connaisse et aime l’histoire et la littérature du peuple dont il s’occupe, je n’estime pas moins que la formation d’un assyriologue reste incomplète, s’il ne laisse là, un moment, livres et textes, pour aller sur le terrain des fouilles, apprendre certaines choses qu’on ne trouve pas dans les livres.
Mon champ d’opération me fut indiqué à distance, avant mon départ pour l’Orient. Il n’était pas dans nos moyens de tâtonner,. ou de faire un voyage préliminaire d’exploration, afin de choisir une ruine vierge intéressante. Les ruines connues et déjà entamées par des travaux de fouilles antérieures, n’avaient jamais été exploitées méthodiquement et à fond; et, pour ma part, je n’avais aucune répugnance à reprendre en sous-œ^\re^jAU choix, n’importe quelle fouille abandonnée, tant en Assyrie qu’en Bahylonie.
Notre choix tomba sur Abou Ilabba. qui est faut iq ne Sippar, dans le vilayet de Bagdad. Rassam y avait commencé, en 1882, des travaux heureux, dont le Gouvernement interrompit le cours. Plus tard, la Liste civile , tout en cherchant des matériaux ou des briques pour des travaux d’endiguement, y avait obtenu, au point de vue archéologique, d’autres résultats non insignifiants que j’avais sous les yeux (en partie du