‹ Une saison de fouilles à SipparChapitre 12 sur 95 · DESCRIPTION GÉNÉRALE DE SIPPAR · texte numérisé non relu

DESCRIPTION GÉNÉRALE DE SIPPAR

Plusieurs villes babyloniennes portaient le nom de Sippar. Une tablette appartenant à M. Hâves Ward, et publiée par M. Lehmann [Sam., II, p. 38), mentionne:

Sippar (Ici)

Sippar Edinna ( Ici )

Sippar UL-RU-A (Ici)

Sippar Samas (Ici).

A mon avis, tous ces noms désignent une même ville, le Sippar par excellence, qui est encore le Sippar de la plaine, le Sippar à l’enceinte appelée UL-RU-A ce l’éternelle n, et enfin encore le Sippar du soleil.

Il existait néanmoins d’autres villes de ce nom. Telles, par exemple, Sippar Anunit, qui est le pendant de Sippar Samas , et est connu de tous; Sippar Aruru, qui est nommé dans un texte historique (Beitr., III, 2. Asarad., p. 238, AA). Les dieux de ce dernier Sippar étaient Humhummu (Cf. J- Humhum-ah-iddin, Str. Nabon., 3 12, A) Suqamuna et Simalia, que Assaradon rend à leur sanctuaire.

La dernière inscription de Nabonicle, que j’ai publiée au Recueil, mentionne (col. IV., 2 p , 3 o ) un Sippar- Amnanu , c’est-à-dire un Sippar au pays d’Amnanu.

L’idéogramme de notre ville, pris dans son entier, se lisait ZIMBIR, sans doute pour ZIMBIR, qui est identique à Sippar, qui pouvait être lu également Sippir, le signe Ef ayant aussi cette valeur de pir, et les habitants de Sippar s’appelant Sippir à , d’après V. R., 26, 27 c.

Il existait encore au commencement du siècle un Ndr Zimberânie dans ces contrées. Je ne l’ai plus entendu nommer, mais C. Ritter (i85A) le donne, sans connaître Abou-Habba ni Sippar, et l’y fait couler. Est-ce un souvenir de Zimbir ?

L’idéogramme de Sippar signifie cr ville de la grande plaine solaire n, comme l'Euphrate est le cc fleuve de la grande plaine solaire n. Mais l’élément £:J pouvait s’abstraire, et le nom signifier seulement «ville de la grande plaine n. C’est ainsi que dans un texte sumérien de Nifler f Const., 3^2 col. III, 1A, 1 5, 1G), on rencontre trois fois Jÿ

-ïïïï- <is if ^ m -ïïïï- <m- 11 s’agit évidemment ici de l’Eu-

phrate ; £:T n’était donc pas essentiel. De là, en raison même de ce que le nom de Sippar

*T zz Hmf- <m

-wf <m

zj -ïïïï- ci: zz if <iëi

*T Z3I Hffflf- «A- *T <m

Page 1