‹ Une saison de fouilles à SipparChapitre 35 sur 95 · HISTOIRE DE LA VILLE DE S1PPAR · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE LA VILLE DE S1PPAR

La ville de £i| Zimbir, Sippar, Xicnrapa (Bérose) 'LnvÇa.poi

(Ptol., Y., 18-7), Hipparenum ( PI in., VL, 3o), Abou Habba (Père du blé, à cause de sa fertilité), remonte par ses origines dans la nuit des temps. Bérose raconte crue c’est dans cette ville que Kbronos manda à Xisuthros de cacher les écrits racontant l’origine, le cours et la fin de toutes choses, pour les protéger contre les eaux du déluge. C’est là que ces documents furent ensuite retrouvés, il s’attachait donc au nom de Sippar un renom extraordinaire d’antiquité dont Bérose se fait l’écho très autorisé. Le renom de sainteté et de science n’en était pas moins grand , car ce n’est pas parce cpie ces documents y étaient plus à l’abri des eaux, Sippar se trouvant situé entre les deux grands fleuves, au point où ils s’avoisinent le plus, et au milieu d’un vrai réseau de canaux, qu’on préféra les y enfouir, mais bien parce que ce lieu semblait plus digne, à raison de sa prééminence mystique et intellectuelle, et que les survivants du Déluge devaient aller comme naturellement et d’instinct, y chercher ces textes sacrés.

Le plus ancien texte sorti de Sippar serait celui du Musée de Constantinople publié par Hilprecht ( Babijl . Exp., I, phot. 1 5— 16). Dans cette liste de ventes, plus ancienne que Naram-Sin et Sargani (si on en juge par l’écriture), et déchiffrée dans le Rcc. de trav., t. XXII, p. 29, il est fait, mention de patesi (pl. XVI, col. 3 et 5) sine addito, et il s’y agit d’un palési local, à cette époque très reculée. Si ce document qui est venu de Bagdad à Constantinople avec d’autres pièces de Sippar, vient authentiquement du même endroit, il faut admettre qu’il y a eu à l’origine, comme à Sirpurla, Gis-u li-ki , Nippur, des patésis à Sippar.

Mais, à vrai dire, historiquement parlant, Sippar commence pour nous avec «Sargani sar ali, roi d’Aganê cpii voue à Samas dans Sippar v, un bouton de sceptre, avec une petite inscription votive [Proc. SBA, 1 8 8 5 , p. 3Ù8); ce seul titre royal précédant Sippar, prouve qu’il n’y a pas identité absolue entre Aganê et Sippar. Il faut que le premier ait débordé le second. Le roi d’Aganê règne ailleurs et à Sippar, et il envoie au temple d’Ebarra son offrande.

Aucun souvenir de Naram-Sin n’a été retrouvé à Sippar. Cependant c’est ce prince qui paraît avoir définitivement fondé l’Ebarra, comme il conste par l’inscription de Nabonide provenant d’Abou Habba (Col. Il, 57, etc.).

Il y existait sans doute avant lui un sanctuaire où Sargani, nous venons de le voir, a témoigné de sa dévotion, mais Nabonide en reconstruisant ce temple ne cherche pas le terrien de Sargani, mais celui de Naram-Sin «qui avait régné 3‘îoo ans

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