‹ Une saison de fouilles à SipparChapitre 36 sur 95 · V. SCH1* IL · texte numérisé non relu

V. SCH1* IL

auparavant 17, et il le trouve à dix-huit aunes de profondeur. C’est que Naram-Sin était considéré comme le \ rai fondateur de l’Ebarra, le premier dans Ja lignée des rois bâtisseurs.

Il faut passer immédiatement, pour découvrir une mention explicite ou indirecte d’un évènement concernant Sippar, à l’époque dite de la deuxième dynastie d’Ur.

J v ai trouvé moi-meme, à la surface du sol, au débouché du thalweg entre E et J), un fragment d’une brique de construction qui reproduit mol à mot le texte du roi Bur-Sin, I B,:î. XII, e (l’exemplaire des West 4 sia Inscr. vient d’Eridu, ou Abu- Sliareïn). Du nom l'oval il ne reste < j ne EN-ZU, mais le reste de l’inscription, par sa similitude avec le texte de Bur-Sin allégué, laisse présumer à bon droit qu elle est du meme prince, et par conséquent qu’un prince de la I Iinc dynastie d’Ur a construit ou reconstruit un édifice à Sippar.

I n autre prince non encore classé, mais que j’assignerais volontiers à la même époque et à la même dynastie est Idin Dagan. Un fragment de tablette cuite, de belle écriture archaïque, trouvé sur le Meïdan, au Nord, contient un chant en l’honneur de ce prince, qui ne le cède en rien comme inspiration poétique à celui de Hammurabi (Rev. cl' 1 ssyr., Il, 5); c’est la prééminence qu’on y donne au dieu En-lil de Nippur comme font Bur-Sin et Gimil-Sin sur leurs briques, qui me fait ranger Idin Dagan dans le même groupe (publié au Rec. de trav., t. XVI, p. 1 8G).

Les deux contrats (pii se trouvent au Recacii de travaux, t. XV 11 , p. 3o et qui ont été exhumés à l’extrémité de F, à dix mètres de profondeur, au niveau de la plaine actuelle, sont incontestablement de la même époque. Ils sont sans suscription historique, eton ne pourrait en déduire que Sippar était vassal d’Ur; mais la brique de Bur- Sin est un argument décisif; car d n’est pas probable qu’un roi non suzerain ou un étranger comme Tukulti-Mir, roi de Hana, fut. venu construire quoi que ce soit à Sippar.

A cette époque aussi, notons l’activité à Sippar d’un certain Dukahum fils de Dadi... qui reconstruisit la grande enceinte (BAI) GAL)et le quai ( TE pour KAB) de notre ville. J’ai rencontré une de ses briques à Bagdad et l’ai signalée dans le Recueil de travaux, t, XXII, p. 1 2 3-i a y. L’inscription est vouée à (An) UT uil-hih-nun-hi-ra lugal-la-ni-ir e A Samas de Sippar son roi, Dukahum. . . n.

(le fut, on peut le présumer, après des troubles très graves qui bouleversèrent tout le pays, et où les Elamites jouaient sans doute le principal rôle, que nous trouvons Sippar sous la domination directe de la dynastie dite première de Babylone, aux lieu et place de celles plus ou moins immédiates des rois d’Ur.

On a recueilli à Sippar, des tablettes juridiques aux noms des rois Sumuabi, Stimula du, Zabum (cf. I llh. Verlr. , Meissner, p. h), (le dernier roi travailla au temple. Car Nabonide dit 1 R, G p , 111. 28. . .: tr Eharra bit Samsi sa Sippar bêliya. . . sa ulta Zabum ina Jabaru %nmiigarisu\pim\ebli,epirisu\nu ] assit h . . . nie temple d’Ebarra. . . dont les murs tombaient de vétusté, depuis Zabu, j’enlevais ses décombres ... v ce qui

suppose que c’est le roi Zabu qui avait élevé ces mêmes murs du temple. Peul-èlre aussi avait-il creusé aux environs de la ville un canal qui portail son nom, et qui est signalé sur un contrat du temps de son successeur, Apil-Sin (Ahb. Vertr., Meissn. ,

Le roi Sin-niuballit 11e paraît pas s’être occupé de la ville ni du temple; aussi bien son fils v suppléa-t-il amplement, Sippar, en effet, allait atteindre à l’apogée de sa prospérité, sous les rois Hammurabi, Samsu-duna, Ebisum, Ammiditana, Ammizadugga h), Samsu-ditana. Il semble que la ville, en tant que ville, n’ait réellement existé qu’à cette époque, ou du moins qu’alors seulement elle ait été digne de sa réputation. Les fouilles du temple nous livrent des documents de toutes sortes, de l’ancien et du nouvel empire. Le temple demeura toujours fameux, et resta un souci pour tous les princes. Il en fut autrement, paraît— i I , de la ville elle-même. Après Hammurabi et ses premiers successeurs, elle se tait, 011 peut dire qu elle n’a livré aucun document d’une autre époque. Elle dut déchoir progressivement, ou être victime d’un grand cataclysme dont elle 11e se releva jamais.

Hammurabi lut donc le vrai promoteur de sa gloire. Il y perpétua le souvenir de ses travaux sur des cylindres, avec inscriptions sémitique ou sumérienne (cinq exemplaires se trouvent au Musée Britannique, AH. 8a, 3-23; AH. 89, 7-1 A; AH. 89, 3— a 3 ; cf. ZA. Il, 17A; j’en découvris un à mon tour, dans une maison privée; il est rédigé en sumérien et se trouve à Constantinople). On y lit:

et J’élevai le ddru de Sippar avec de la terre, comme une montagne; tout autour, je plantai un marais; je creusai le canal de Sippar et l’amenai à Sippar, et lui construisis un quai protecteur. Moi Hammurabi, le fondateur de la patrie, roi dont les œuv res ont plu à Samas et Marduk, je lis de Sippar et Babylone un lieu de repos pour jamais. Moi Hammurabi, favori de Samas, chéri de Marduk, ce que jamais aucun roi ne fit pour son roi, je l’ai fait pour Samas mon Seigneur, magnifiquement ii ( lignes 1 1 à 2 1 ).

Lorsqu’il jeta les fondements du dura ou enceinte, l’année porta le nom de cet évènement dans la formule qui datait tous les contrats:

M11 PIN-BAD Sippar. . . [ba ru| ce Année où il fonda l’enceinte de Sippar»

(cf. Meissner, loc. cil., ]). :ti ).

Le commerce y fleurit à l'en v i des plus grandes villes; il n’est que de toucher le sol avec la pioche pour en tirer mille témoignages de l’activité et de la prospérité des Sipparéniens, sujets de Hammurabi.

Eidèle aux traditions paternelles, Samsi-iluna ne négligea pas Sippar. Un seul de nos textes (inédit) nous renseigne à ce sujet.

(1, Les tablettes de ce roi et <fe son prédécesseur -se trouvent surtout aux points environnants de 1.

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