‹ Une saison de fouilles à SipparChapitre 52 sur 95 · Musée de Constantinople, n° i366. Haut, o ni. o(j cent · texte numérisé non relu

Musée de Constantinople, n° i366. Haut, o ni. o(j cent

[ il des objets les plus intéressants que les fouilles aient livrés est sans conteste le masque, à figure épaisse, comique, qu’un rire grotesque aplatit. Alors que les yeux, le nez et les lèvres s’ouvrent larges, les dents sont serrées pour augmenter le ridicule de la physionomie. La coillïire en forme de calotte rayée descend assez bas sur le front : c’est la coilliire déjà rencontrée dans les précédents reliefs et <pie portent

encore de nos jours certains kurdes. Le masque ne couvre pas toute la ligure mais laisse à nu l’extrémité du nez, la bouche et le menton. Une bordure à trois lignes ou raies limite le masque et lin it en boucles des deux cotés du menton.

De chaque coté, une oreillette servait à suspendre 1 objet.

On remarque dans les rainures des traces de rouge et de bleu. La pièce était donc coloriée.

Dans son ensemble, elle rappelle les têtes de Gorgone, et semble tenir de l’art grec. Mais je ne vois nullement la nécessité d’en venir là, pour expliquer sa présence à Sippar, non plus que pour le relief suivant qui, examiné en gros, rappelle si Lien les Cnophores.

12. Musée de Constantinople , n° i36o. Haut., o ni. 1 3 cent.

G’esl , en elfet, le sujet le plus curieux de notre collection, que cet aegopbore (car ce n’esl ni un bélier, ni un veau, mais un chevreau qu’il porte). La tête est coiffée de la calotte à raies ondulées, couvrant le front et le haut des oreilles; cheveux ras, yeux bien fendus, nez plus ellilé que dans les types précédents : en somme, belle physionomie. Au cou, il porte attaché un disque ou médaille retombant en pleine poitrine. Le haut du corps est nu; la taille est fine et élancée comme celle d’un égyptien. Un pagne qui semble d’une pièce est retenu à la ceinture par un cordon et descend

jusqu’à hauteur des genoux : jambes et pieds sont bien modelés. Tourné de profil, le sacrificateur est en marche; il tient, ènl tmv wp.wv, lin jeune chevreau, par les deux pattes de droite solidement serrées dans sa main gauche. De l’autre main, il porte un grand coutelas ou tranchet recourbé, à lame très plate, sans pointe, de forme rectangulaire.

L’ensemble est de belle venue. Le complexe qui comprend la tête du personnage, sa poitrine, ses bras, le coutelas, le chevreau n’a manifestement pas gêné l’artiste, et le tout est rendu sans embarras ni contrainte, en attitudes naturelles et vivantes.

Gomme je l’ai dit plus haut, il n’est nul besoin de recourir à l’influence grecque pour justifier la présence d’une telle pièce à Sippar. Rien n’y manquait dans les choses pour inspirer un tel sujet, et fart local n’était pas inférieur à la tâche de le réaliser.

Page 1