‹ Une saison de fouilles à SipparChapitre 53 sur 95 · V. SCHEIL · texte numérisé non relu

V. SCHEIL

Quant à lixer une époque à ces spécimens de l’art babylonien, je 1 estimerais présomptueux.

Toutefois il faut remarquer que tous proviennent des habitants de la ville, et que sauf deux fragments sur plus d’un millier de tablettes, cette partie des ruines n’a livré < 1 1 te des documents de l’époque de Hammurabi et Samsu-Iluna.

Une autre série de terres cuites peut se rattacher à celle que nous venons de décrire. Elle se compose de figurines d’animaux votifs, symboliques, sacrés. Ce sont les premiers échantillons du genre qui aient été découverts.

Gomme je l’ai dit plus haut, ce fut le dernier jour des fouilles qu’on eut cette aubaine. Au sud du point A, en rase campagne, plus près des tells que de l’enceinte. L’ancien niveau de la plaine dut s’exhausser, de près de deux mètres, car l’atelier se trouve sous le niveau actuel de la plaine. Je dis atelier, car la variété des figurines trouvées sur un seul point et comme rangées en ordre, laisse admettre qu’un artiste ou mouleur avait là son débit. Son réduit était partagé en plusieurs petites cases ou compartiments séparés par des murs d’un mètre environ d’élévation, sur toute l’éten-

due. Un seul de ces compartiments contenait des animaux en terre cuite. Le peu de profondeur du gisement l’avait exposé durant des siècles à l’humidité d’hiver, et l’argile peu cuite ou seulemeut séchée au soleil était devenue extrêmement friable. Quelques sujets ont péri sur place au moment du déblaiement, quelques autres durant le transport d’Abou Habba à Constantinople. Les têtes qui étaient mobiles et massives se sont mieux conservées; de .même, deux lionnes couchées sur le liane et allaitant quelques petits. Nous donnons la description des pièces restées entières.

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