‹ Une saison de fouilles à SipparChapitre 6 sur 95 · ECHELLE · texte numérisé non relu

ECHELLE

sur le chemin qui sépare le temple et ses dépendances de la ville proprement dite, et dont Rassam a déblayé un si grand nombre en R. Un bon nombre en reste comblé, à l’est et au nord. .1 essayai d’y mettre la pioche sur deux points, en face de L, un

Vue d’une partie (le l'intérieur du grand hall située en face de L, dans le voisinage du Temple.

peu plus haut, vers le NW. Mais la terre y était mauvaise, lourde, épaisse, toute diiïérente de ce qu’elle est dans les habitations. Aussi nos travailleurs disaient, avec découragement, qu’il était vain d’en attendre quelque chose, que c’était là des khans. dépendant on y trouva quelques lioles en verre.

\urun incident fâcheux ne vint traverser nos travaux, el nous ne courûmes jamais

le moindre danger. Une seule fois, la nuit, l’un de nos zaptiés dut tirer un coup de fusil, pour éloigner des individus suspects, ou des maraudeurs qui rôdaient autour du khan.

Une autre jour, il arriva à l’une de nos meilleures équipes, de travailler assez

\ ue du mur extérieur du grand lu II.

longtemps sans, rien décou\ ri r ; l’amour-propre s’en mêla, et, comme il paraîtra i)ienlôl . 1 imagination aussi. Le premier terrassier ou kazmadji eut un songe où il lui sembla qu’il était lié, ensorcelé, et qu’il était nécessaire, pour être délivré du mauvais

sort et travailler avec succès, de faire immoler par le beg (c’était.-moi ) un mouton à Séïd-Abdallali , pieux parent du Prophète, dont on vénère le tombeau à Vbou Habita même. On me rapporta très sérieusement le fait et le vœu de ce bon Arabe. Je n en lis aucun cas, bien entendu, et, peu de temps après, ce fut ce même groupe qui eut le plus de chance , et trouva le plus de tablettes.

Les bons Arabes sont d’ailleurs d’une simplicité charmante. Ils ne connaissent guère de notre monde, que les noms de Paris et Angleterre. Quand je lisais devant eux mon

Page 1