‹ Une seconde Acadie [microforme]Chapitre 32 sur 81 · ARTE · texte numérisé non relu

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menace de l'expulsion réclamée avec persistance par une partie des colons anglais, Il fallait à tout prix éclaireir e doute, ou bien se résoudre à émigrer sans délai sur les terres françaises, Les députés acadiens se décidèrent donc à interroger le représentant le plus autorisé de la Grande-Bretagne en Amérique, le gouverneur Shirley, Ils lui écrivirent afin de s'assurer si telle était réellement l'intention du gouvernement anglais, Une pareille demande était déjà rendue à Londres, Il avait dû en être question surtout depuis le jour où un homme haut placé, tel que l'amiral Knowles, avait proposé le bannissement général des Acadiens en s’offrant lui-même pour exécuter cette noble besogne, On doit dire à l'honneur de l'Angleterre que les ministres de George IT répudièrent cette idée, de même qu'ils devaient la repousser encore une fois plus tard, lorsqu'elle leur fut suggérée par le gouverneur de la Nouvelle-Ecosse, Charles Lawrence, On sait, en effet, que ce fut à l'insu et contre les ordres du cabinet anglais que le crime fut consommé,

Lorsque Shirley reçut la let‘re des députés acadiens, il avait entre les mains une dépêche du premier ministre d'Angleterre qui lui dictait sa ligne de conduite.

“ Comme vous et M. Warren m'ont représenté, écrivait le duc de } wveastle en date du 30 mai, 1747, qu’une rumeur cireule parmi les habitants de la Nouvelle-

Ecosse qu’il existe un projet de les expulser des établis-

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