‹ Une seconde Acadie [microforme]Chapitre 38 sur 81 · Mémoires sur le Canada · texte numérisé non relu

Mémoires sur le Canada

2— Mémoires des Commissaires de Sa Majesté Très Chrétienne et de ceux de Sa Majesté Britannique, Paris, 1755.

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En attendant une décision qui ne devait jamais venir, les deux partis en présence commençaient une guerre de partisans qui allait croître en violence jusqu’à la déclaration officielle de la guerre, en 1756, Une des premières violations fut celle commise par le capitaine Rous, commandant un vaisseau de la flotte anglaise, qui s'empara du navire le Saint-François, chargé de troupes et de munitions pour le fort de la rivière Saint- Jean, et le conduisit à Halifax, C'était le prélude de la capture du Lys et de L'Alcide dans les mêmes eaux, de l'assassinat de J umonville au fort Nécessité, de la marche du général Braddock sur le fort Duquesne et de sa sanglante défaite à la Monongahéla, Les F rançais, de leur côté, ne cessaient de harceler les Anglais sous prétexte de représailles, M. Desherbiers, gouverneur de l'île Royale, faisait saisir tous les navires marchands de cette nation, ancrés dans le port de Louisbour , en apprenant la prise du Saint-François. Le marquis de la Jonquière lançait des partis de sauvages sur les frontières. Ce gouverneur qui avait remplacé M. de la Galissonnière en septembre, 1749, entretenait un poste d'observation sur l’isthme de la N ouvelle-Ecosse, afin d'arrêter les empiètements des Anglais et de favoriser l'émigration des Acadiens, Un autre détachement stationnait à l'embouchure de la rivière Saint-Jean où

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