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APPENDICE 39 Nous quittâmes Lourdres par une agréable matinée de septembre, Le chemin de fer cireule à travers la vallée du Gave, laissant à gauche la sainte grotte de Massabielle et la gracieuse église de l’J:amaculée-Conception. Nous longeñmes sur notre droite 14 forêt de Lourdes, et arrivâmes en quinze minutes au petit village de Saint-Pé, situé à un détour de la rivière, La route continue à suivre le lit encaissé du Gave, la plus pittoresque et la plus romantique des rivières, avec ses eaux limpides et d'un vert d'émeraude. Dix minutes après, nous étions à la gare de Montaut-Bétharram, d'où nous pouvions apercevoir, à quelque distance sur la gauche, la croix du Calvaire et les dômes des blancs oratoires de la Passion étincelant parmi la verdure des arbres. La dévote chapelle de Notre-Dame-de Bétharram qui s'élève au pied de la montagne, se dérobe à la vue de l’autre côté du Gave, à un demimille de la gare. Le pont d’une seule arche qui franchit la rivière, est tout revêtu de lierre dont les longues tiges trainent presque jusqu'à la surface du courant et tapissent les flancs escarpés de la rive. Rien de plus pittoresque. Les arbres se penchent avec une grâce pensive au-dessus de la rivière et les fleurs s'épanouissent tout le long de la falaise. Le Gave qui se précipite avec impétuosité à travers la allée, menaçant d’inonder les champs, s'arrête brusquement en approchant de la chepelle de la Vierge, et glisse à ses pieds avec un murmure voilé qui semble un hommage à la Fatronne du lieu. Après avoir traversé le pont, on passe devant une rangée de maisons à l’aspect monastique ec leurs murs épais et leurs fenêtres étroites, près desquelles s'élève l'église dont la façade regarde l'occident. Cette façade en marbre des Pyrénées, est ornée des statues des Evangélistes avec leurs emilèmes, deux de chaque côté de la Vierge qui foule à ses pieds 1e serpent.
Comme l'après-midi était peu avancée, nous trouvâmes l'église délicieusement silencieuse. Un très petit nombre de personnes y étaient en prière. Après avoir rendu nos hommages à l’autel de la sainte Vierge, nous commençâmes à examiner l'édifice et à étudier son histoire, L'église est à trois nefs. Les murailles sont couvertes de peintures supportées par de gigantesques cariatides au milieu d’une profusion de dorures et d’ornements qui rappellent le genre espagnol. L'effet général est imposant, et on respire dans tout cet intérieur enveloppé d'ombre, une atmosphère d’antiquité qui impressionne, quoique l'église ait été rebâtie, il y a seulement deux siècles. La Madone qui est une reproduction moderne par Renoir, élève de Pradier, est placée au-dessus de l'autel, au centre d’une gloire dont les riches ornements montent jusqu'aux arceaux. A l'extrémité de la nef de droite se trouve la chapelle du Pastoure, ainsi nommée à cause du basrelief qui représente la légende des bergers qui ont découvert la ,ierge de Bétharram.
La dévotion à Notre-Dame-de-Bétharram, si populaire dans toutes les Pyrénées, semble avoir pris naissance au onzième siècle, à cet âge de foi simple où Dieu aimait à manifester les merveilles de sa grâce. Une des légendes attribue le nom de Bétharram à une miraculeuse protection accordée à une jeune fille de la contrée. Cette enfant était tombée dans le Gave pendant qu’elle cueillait des fleurs le long de ses bords. Se voyant entraînée par le courant, elle eut recours instinctivement à la sainte Vierge qui lui apparut, tenant en main une branche qu'elle lui tendit et avec laquelle elle l’entraina au rivage. La jeune fille offrit en action de grâce à la sainte Vierge une magnifique branche, ou selon le langage du pays une beth arram d'or. Quelques temps après, de petits enfants qui s’amusaient au pied du coteau de Bétharram en gardant
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leurs troupeaux, aperçurent une éclatante lumière sur les bords escarpés de la rivière, à l'endroit même où s'élève maintenant le grand autel de l'église. Comme le mystérieux ouisson du mont Horeb, cette flamme brillait sans consumer les arbustes voisins. Après un moment de stupéfaction, les timides bergers s'approchèrent ; et quel fut leur étonnement d'apercevoir au milieu du brasier une belle statue de la Sainte-Vicrge et de l'Enfant-Jésus. Ils tombèrent à genoux devant elle, et après y avoir prié un instant ils coururent au village de Lestelle raconter le merveilleux évenement. Les habitants accoururent en foule avec le prêtre vêtu du surplis, et tous se prosternèrent en prière devant la sainte image. Comme l'endroit était rocailleux et paraissait impropre à y construire une chapelle, le peuple commença à élever une petite niche à l'extrémité du pont, où le prêtre transporta la statue, au milieu des joyeuses acclamations de l'assistance ; mais ce n’était pas le lieu où l’auguste Vierge voulait être honorée; le lendemain, la niche était vide, et la miracu. leuse statue se trouva transportée à l’endroit où elle était d'abord apparue. Elle fut rapportée, mais revint de nouveau au même endroit. Le peuple de Lestelle résolut alors de la transférer dans l’église du village ; ce qu’il fit avec une grande pompe, et la fixa solidement, afin de s'assurer si elle était dévlacée par une force humaine ou par l'intervention divine. sré toutes les précautions, la statue fut de nouveau 1. -ouvée à l'endroit de l'apparition. D’autres signes achevèrent de convaincre la population que c'était là que Marie voulait avoir un sanctuaire. Telle fut l'origine de la dévote chapelle de Notre-Dame-de-Bétharram. Détruite par les huguenots au seizième siècle, elle fut remplacée ar: commencement du siècle suivant par l’église actuelle.
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298 APPENDIC::
La réputation de Bétharram s’accrut peu de temps après
par l'érection d'un chemin de croix monumental,
qui fut échelonné de rochers en rocher
s sut le flanc de la montagne, et qui n’a cessé d'attirer depuis des foules de
pèlerins dévots à la Passion de Notre-Seigneur,
Chaque station est marquée par un oratoire d’une superbe architectur
reproduite avec la plus saisissante la voie douloureuse.
e, où se trouve vérité une des scènes de La dernière station, érigée sur la cime la plus élevée, -eprésente le Calvaire ave le Saint-Sépulcre. Rien de beau et d'é
c les trois croix et mouvant comme de voir
se dérouler sur la hauteur les longues processions d'hommes
et de femmes de tous les pays qui viennent se prosterner et
orier d'une station à l’autre en faisant le chemin de la croix. F
“ Le chapelain le plus célèbre de Bétharram au dix-huitième siècle, ajoute en terminant le pèlerin du Catholic World, fut l'abbé Cassiet ”’; et il donne ensuite les détails que nous avons rapportés sur l’ancien missionnaire.de l'ile Saint-Jean.
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FTANAUELS Se Pise ledoreneettamiente ane réponse roi e MED
L'abbé Girard... AT LÉ EP TES EU A Pa 1 (C | Rousseau de Villejoin......... ses ss . 318