‹ Une semaine de l'histoire de ParisChapitre 2 sur 35 · J DÉDICACE · texte numérisé non relu

J DÉDICACE

Vous auriez donné des leçons de courtoisie aux courtisans s'ils avaient osé tous combattre ; mais ils n'ont su qu'encenser la tyrannie dans sa puissance ^et se sont cachés quand le danger a commencé : tous tous êtes IcTés , les oppres* seurs ont disparu ; ils chercheraient en Tain leurs tyrans si le sang des Tcngeurs doifeuple n'aTaient coulé sur leur passage aTCC le sang des braTCs égarés.

Où sont-ils maintenant ces hommes Tenus de nouveau sous les lambris des palais s'enivrer de l'encens de leurs flatteurs et rêver qu'ils régnaient sur un peuple d'esclaves ? ils vont une autrefois apporter à l'étranger leurs complots inutiles , leur espérances criminelles qui ne se réaliseront plus.

Citoyens , jouissez de la paix , elle repose sur la victoire : qui désormais osera la troubler?

Les temps antiques ; nos propres annales , ne présentent rien de pareil à l'exemple que vous

DÉDICACE. Tîj

oStirei dans rbistoire* Lorsque toul-à^ooupdei iniaistrçs impies ont jeté au milieu de tous les actes d'une agression sacrilège , un cri unanfana s'estfiiit entendre ; Allons» nous aTons dit... Et tons nous avons marché i Teufant et le vieillard , Fâdoleacent et rhomme dans la force de l'âge , le maître et l'ouvrier, l'artiste et le littérateur; un mémo sentiment nous animait : celui de la résistance légale ; nous sommes accourus [lour défendre nos droits, et force est doneuréo à la justice. .

On nous jetait des chaînes dédaigneusement; nous les avons brisées. Le pouvoir s*est confié dans les armes de ses soldats ; mais , un moment entraînés ; ilaontreconna ànotre courage qulls frappaient des frères et des concitoyens. Le fer est tombé de leurs mains ; ils ont délesté les in- £àmeâ qui les égaraient; ils ont passé dans nos rangs , rien désormais ne les séparera du peuple : désormais les soldats ne seront que des ti' toyens.

Citoyens, nous avons vaincu la contre-rcvo-

viij DÉDICACE.

IntîfMi; désormais an roi respectera la loi établie, ItB ralnfetres trembleront de l'enfreindre , et la majorité dé nos mandataires ne se Tendra pins au despotisme ; le prêtre ne quittera plus le pied de Fautel ; le noble ne se distinguera que par ses qualités personnelles ; on ne portera attx fonctions publiques que le mérite appuyé sur la confiance de tous ; nous reprendrons parmi les nations le haut rang que l'on nous arait fait perdre ; le citoyen français sera respecté dans les quatre parties du monde ; on ne le méprisera plus à cause du joug moins insupportable encore qa humiliant qui pesait sur lui; une Charte enfin sera une vérité.

Tout notre atenir est comprit dans les paroles du prinee appelé par nous à nous {fourerner : eelui-là «st bon , il régnera sans le concours du collège des ambassadeurs ; ceux-K^i dans leurs notes ne demanderont à la France que son ami* tié I et ne lui dicteront plus sa conduite. En plaçant de vos mains généreuses le drapeau tricolore sur le château des Tuileries, tous aTez cessé d'à»

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