‹ Une Séparation, ou le Divorce dans la loge, vaudeville en 1 acteChapitre 2 sur 26 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Ah! Plaignez un poriicr!

Plaignez son esclavage ,

Uuand il t’Iniss' sacrifier Ail joug du mariage! . . .

Ron gré . mal gré, faut y re-ter, liés qu’on est tombé dans la blouse.

On a plein l’dns de son épouse. . .

Mais n’y a pas moyen d'là quitter :

C’est comme si. par un sort féroce,

Un v’nait au monde avec un’ bosse !...

Ah ! ali ! ah !

Ah ! plaignez un portier., etc.

(.Wonlrnnl l'alcôve.)

El dire que, si elle voulait, celte créature-là a des moments enchanteurs... mais elle ne veut pas! .. (On entend ronflef Julie dans l'alcêive; il l'imite.) Oui, oui. ronfle! ronfle!., encore plus fort ! (Elle ronHc plus fort.) C'est ça , goborgetoi . grande feignante, pendant que je trime à mes chaussons... Elle a pourtant eu le courage de se recoucher, tout habillée, ce matin, quand je suis rentré de monter la garde pour le propiétaire (Il montre un habit d’uniforme qui est sur une chaise); il avait, soi-disant, un rhume de cerveau; mais Je crois plutôt que le vieux allemand a des frayeurs abominables de découcher... par rapport à sa jeune moitié.

jeun, rétuinf.

Mon peiil amou...ou...our...

coquereau, prêtant l'oreille.

I.a v’ià qui rêve tout haut?.. SI elle pouvait devenir somnambule 1 et se placer chez un magnétiseur... qué débarras!..

Julie, rérant.

Oui,... oui,... Je t’aime...

coquereau.

Je t'aime?.. Elle ne rêve pas de mol I jolie, rêvant.

Mon mari?., un monstre... un galopin...

COQUEREAU

Cette- fols-ci, ça me concorno.

JULIE, rouan!.

Ohl bien A plaindre tous les deux!

coquereau, se levant, et allant près du lit, à pas de loup.

Tous les deustrs ? ( A mi-voix) Rêverait-elle de son infâme garçon boulanger?

JUIU,

Mon petit minet!..

COQLEHEAU.

Non ! c’est son horrible Romina-Grobis qni voltige dans ses songes... (Il s'avance à gauche.

Si ello savait que, tout-à-l’bcure, J’ l'ai vendu son chat... vendu â un marchand de peaux de lapin!. Une béte mal élevée, que je ne pouvais pas sentir!... D’ailleurs, n’a-t-elle pas eu la bassesse dente faire envoler mon merle! ( Il montre la cage vide. ) un animal plein d’esprit et de moyens... qui sifflait, comme un étudiant à l'Odéon ! qui causait avec moi... qui me répétai! sans cessa...

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