COQUEREAU, LE PROPRIÉTAIRE
le propriétaire , en dehors à droite ( Grosse voix, baragouin allemand).
Monsieur-Gôgrd?
coqueiieau, à lui-même.
Allons, le proplélaire!
le propriétaire, entrant.
Monsieur Gdgré . foire borle coctiére II est tuchurs ouferte !... Che feux qu'il reste tucliurs forméo !
coql'ereau, d'un ton cdlin.
Alors, mon propiétalre, comment voulez-vous qu'on entre?..
le propriétaire, avec hauteur.
Ce bortc il est â mol , que liaple , che pêx en faire ce que che feux... (D’un air défiant) Il y a tes tas de chens qui tiennent mo foir, quand che suis sordi!.. Che suis assez fexé l’aller t'éhors pour une affaire t’arclient !
COQUEREAU
De l'argent, c'est pas mauvais, mon propiéfaire.
LE PROPRIÉTAIRE
Foui... mais.t’lcl âcesoir, matameKornmann il fa être sêlo , et, che aais bas... che suis durmonté... che suis durmenté!..
coqukrkau, à part.
Il aura découvert queque bouquet.
le propriétaire . toujours comme s’il appelait.
Monsieur Gdgrd?
COQUEREAU
Mon propiéiaire?
LF. propriétaire, se rapprochant
Foire femme il a peau coup t'indelllgences. . .
COQUEREAU
Oh ! non... pour ça. non !..
LE PROPRIÉTAIRE
Zi fait... afcc le mienne (En confidence ). Ils s'entendent gomme tes larrons tans un foire... Mon femme il devait aller à Saint-Germain avec son bctltegoossin. vous safez?..
COQUEREAU, souriant.
Le sieur Adhémar... uu petit lionceau?..
LE propriétaire, gravement.
Mais che ne te feux bas... entende-vous!. . . Che feux bas laisser sortir mon femme, ni laisser monder quelqu’un chez mon femme , entenda-vous? Et s’il laissait sortir mon femme... coquereau, comprenant.
Ou monter quelqu'un chez voire femme?...
LE PROPRIÉTAIRE, avec Colère.
Che flanqne le femme i fous i la borte... surle-champ ! . . comme s’il en pleufait !. .
coquereau, à lui-même.
Ma femme à la porte ! voilà une chose qui m’irait!
le propriétaire, fausse sortie.
A brésent, che sors... Fous tirez à tout la monte que ch’y suis bas ! . .
coquereau.
Naturellement! Vous demandez M. Kornmann ? Pas chez eusses, Ils sont en voyage !
LE PROPRIÉTAIRE
Ah! pon, ça... pien truffé I
coquereau, finement.
C’est le truel... Voyez-vous, quand on a eie concierge dans le quartier des lorcttes, on connaît les ficelles !
le propriétaire, appuyant.
Surtout le botile poussin do matamel... qui me daguine! qui inc daguinc!..
Oh ! cristlî... qu’il y vienne... je to vous l'empoignerai !.. . (Il le saisit violemment.)
LE PROPRIÉTAIRE
Laissoz-tonc !
COQUEREAU
C’est seulement pour vous montrer. (/I le secoue plus fort.)
LE PROPRIÉTAIRE
Ah! foui! pon! pien truffé ! (Chan
géant de ton. tout en s'en allant.) Ah ! fous presserez mon uniforme... et puis fous téparrassprez l'ecurio. . . ch’attends les oufrlers, bour en faire un pouliquc. (1 1 s'éloigne par ladroite. ) COQUEREAU.
Oui, mon propiétaire. . . (A lui-m/me.) Une boutique ; vieux grigou ! ça aurait pu me faire un si beau logement pour mol, l'Écurie... un petit à part !
le propriétaire, près (le la porte, criant.
Monsier Gdgrd !...
coquereau, à part.
Ali ! que scie d’bonunc!
LE PROPRIÉTAIRE
Atié, che m’en fas ! . . . (Il sort.)
COQUEREAU
C'est convenu ! Pauvre tète carrée, va... si c’est ton étoilpj tu ne pourras pas l'échapper!... croyant que les purliers peuvent empécticr ça... puisqu'ils ne peuvent pas s'en garantir oussesinémes !... (On entend à gauche, en dehors, tinter sur des vases de fer-blanc.) Tiens ! tiens ! la petite laitière qui repasse par— devant chez nous?... Prenions do la léthargie de madame Coquereau, pour aller faire un doigt de cour à celte fille de campagne... Je commettrais volontiers une faute pour me vengor du boulanger!... (Il sort à droite, et sa. tète réparait immédiatement par un vasistas du fond, en i lisant , à l'imitation du propriétaire : ) l,a bor— diêre, che sors. . . fous tirez à tout le monte que ch'y suis bas! (Il disparait.)