SCÈNE IV
coquebeau. JSp.'iquet, et vous prendrez vol’ sac et vos quilles.
Tout autant , Màdàme. . . Pour avoir l'agré- [ ment de vous perdre! c'est dix fois plirsqifé vous
ne valez.
JULIE
Malhonnête !
coQUEHEAr»
Après ça. avez-vous la somme? Je mo sépare 1 l'instant, si c'est vous qui régale.
ji lie , soupirant en s’asseyant.
Ah!., les ricjies'.
i oqi eue \ij . allant s’asseoir à droite.
Oli .. les riches'.!.. les riches!!.. ( II se prend la tète dans ses deux mains. ) julie, assise de l'autre eu le.
Ils sont bien heureux!
COQUEBEAU.
Ils peuvent se donner cette salisfactlon-là t . . Tandis que mol !.. (Arec rage.) tu es pauvre... tu n'as pas de rentes? faut que tu reste époux... à perpétuité!
julie, se levant, d'un Ion révolté.
Mais, à la lin de tout ça, deux êtres qui no peuvent pas s'entendre , qui sont d'accord — pour se planter là!. .
coquebf.au , frappé , se retourne sur la chaise.
Au fait, c'est vrai!.. De gré-zà-gréî. . (Une jambe en l’air.) Pas besoin déjugés, d'avoués, d'avocats, do tribunaux!.. (Il s’est mis debout.) Je me sépare. . . tu te sépares. . .
ji lie , éleront le ton.
Nous nous séparons. . . vous vous séparez !. . COQUEBEAU . plus fort.
Ils, ou elles, se séparent !!
j! lie , joyeuse.
J’ai pas mal trouvé ça, pas vrai, mon bicliou ?
coquebeau.
C'est- à-dire que j'en danserais un quadrille, à moi tout seul!.. {Chantant sur l'air des ttohémt*»f.)Tra la la la laine... ah !.. (S’avançant pour l'inviter.) Mademoiselle veut-ello me faire l’avantage?. .
Julie, minaudant.
Avec plaisir. Monsieur, Je no suis pas engagée. (Arec intention.) Je ne suis plus engagée.
CbQi’EREAU. (Ils ehanlenten dansant.)
En avant doux!
jolie, passant derrière loi.
Non, dos à dos!., plus de chaîne de - dames!.. coql'ebi ao , s’animant.
Cavalier seul ... la queue du chat I. .
Julie, s’arrêtant tout-à-coup.
Encore?.. Assez, assez... Ilnlssons-en!
coquebeau , st dirigeant à gauche pris de Valcor €.
Ça ne sera pas long... lo temps de mettre tes z-hardes dans un mouchoir... tes bijoux, t«. dentoik*iiv«t tu prends loin Yofcjpouc uniau-t tre arrondissement. ,
qui Va' ïMTnfte \psur le brus, le tenhe*hnti
De quoi ? Mais non ï . . no cônfon-j
dons pas... c'est moi tflsfftjVW
(Elle veut aller à V armoire de droite.)] coque re aü, l’arrêtant à son tour.
C’te farce! J’ bouge pas d’ici, moi
. . J'ai à causo
pas envie de perdre une bonne place. . .
d’une mauvaise femme.
julie , à droite.
Vous avez peut-être cru que j’irais me mettro sur lo pavé, par rapport à vous?., quand je n’ai que cette logo pour domicile!
coquebeau. à gauche .
Du tout, c’est lo mien.
JULIE
C’est le mien !
COQUEBEAU.
C’est le mien ! D a été écrit dessur : « Parlez au portier. » Pas mention de la portière.
JULIE
D’ailleurs, la propriétaire est pour moi!..
COQUERKAIJ.
Oui, mais le proplétalre est pour mol...
(Elle veut parler.) En définitive , consultez les juryconsultes , ils vous diront tous que cette porte nous a été donnée A nous deux , et qu’elle appartient à la communauté!
julie, remontant la scène avec desespoir.
La communauté!. . mais alors, c’est donc à dire que jamais nous ne pourrons?. .
coquebeau.
Jamais !.. 0 enfer du Dantre !
julie, s’exaltant.
Misérables concierges! mais nous sommes donc des animaux bucéphales!
coquebeau, exaspéré. s’csl jeté dans le fauteuil.
Nous sommes donc des chevaux do fiacre , attelés au mémo timon !.. (Se levant frappé d une idée.) Oh!., chevaux, timon!., quelle idée saugrenue m’inspirent ces quadrupèdes!*. Vivement.) Oui, oui . . . Je ne vois que ça ! . .
Air : Les morts et les vivants. (Glspiison.)
Chacun pour soi !
Voilà ma loi. . .
Enfin , j’ai trouvé notre affaire !
Chacun pour soi.
Voilà ma loi.. 1 . ■ •• i;j /
Pans la minut’ je sqis à toi !
( Il passe à droite, devant Julie qiù paruil étonnée.)
Bientôt nous allons, à l’amiable,
F.tr’ séparés, selon nos vœu* t ... 1
( D’un ton solennel. )' .»
Une barrière insurmontable f
Va s’élever entre nous deux!. 1 . . (
ENSEMBLE
1ü ; iMbii (
. jülp*.
ÈhaéniétibursMVy ■' -• Oui , c’est mh loft ”*•
Chacun pour sot
mot roi nVn si
C'est bien ma loi !.. . 1
Je n' veut pas qu'rous sojei à moi !
COQUEREAU
Chacun pour soi ! etc.
[Coguereau tort précipitamment par ta droite, après avoir fait un geste imposant- )