SCÈNE IX
RICHELIEU, «mi.
Il envoie des baisers, ver» U porte, et qdand elle est fermée, il se met à rire les d*-ux mains dans les poches ; il essaye plusieurs fois de parler, et s'arrête, empêché . par son rire qui va toujours en croissant. •
Eh bien ! cette vertu qu’on disait M terrible. Tombée au premier choc'. Oh ! non. c’est trop ri-
[sible !
J'aurais voulu me voir dans mon accablement... Mais j'ai joué, je cpois. de franc jeu par moment! On perd la tête à moins... Ah! c’est qu elle est
[charmante,
Madame Delaunay ! Beauté vive et piquante,
De grands airs, de l'esprit, de la causticité... • El, sans en avoir trop, assez de vanité Pour laisser a l'amour de quoi passer la tète El rendre plus biillaul l'honneur de la conquête. La conquête! Ah! mon Dieu, j’oubliais le danger Où mon petit mensonge est tenu m'engager ..
Boisdavy va venir, et le sot personnage S en va par sa candeur renverser mon ouvrage !
Le butor! Quel démon vint aussi me pousser?
Âvais-jedonc besoin devenir l'accuser?
Des gens ainsi tournés, ça se combat soi-même; Et la belle bientôt, s'il est vrai qu’elle m'aime. Eût trouvé, j’en suis sûr, ernt prétextes au moins Pour se débarrasser galamment de ses soins...
Au fait, je suis à jeun, que Bacchus me conseille! Tous les projets hardis sont fils de la bouteille; Pardonne mon oubli, fidèle compagnon...
Il appelle.
Holà! maître Landry ! monseigneur du flacon ! Landry parait.
Auriez-vous, par hasard, au fond de votre cave,
; Quelque vieil exilé de Xérès ou de Grave ?
Réponse affirmative. #
J'attends.
' Landry sort.
A lui-même.
Du vin d’Espagne !... Oh! monseigneur Dubois Ne va pas me juger par le vin que je bois.
Je puis rendre justice aux vins de l'ibérie... Lorsque les vins sont bons, ils n’ont point de patrie !
Landry revient et pose plusieurs flacons et deux gobelets sur la table en piorre près des balcons de gauche.
A part.
Voici l’instant critique!.?.
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Eh! parbleu, Hdisdavy'