BOUDA TT
Moi, je vous dis que si.
Quittez votre balcon...
Il y va de vos jours !
boisdavy, bâillant.
A moi ! bah ?
RICHELIEU
Sur ma vie!
BOISDAVY.
Il y va de mes jours? mais c’est une infamie!
RICHELIEU
Roisdavy... descendez... par intérêt pour vous!
BOISDAVY.
Mais pourquoi?
RICHELIEU
De Dubois redoutez le courroux, i boisdavy, effrayé.
Dubois!
RICHELIEU
Il vous en veut.
BOISDAVY.
Et moi, je le déteste.
' RICHELIEU
Descendez... et je vais vous apprendre le reste. Quelqu’un !... je me trompais... le temps nous est Ecoutez, il y va de votre liberté, «compté;
Peut-être de la vie ..
BOISDAVY.
Eh! je ne puis comprendre...
Richelieu. [dre :
Ni moi non plus. Voici ce que je viens d’appren- On m’accorde ma grâce... et quanta nos amis,
On leur pardonnera... mais c’est sur vous, marquis, Qu’on fera retomber tout le poids de leur crime, C'est vous que l’on choisit pour être la victime. BOISDAVY.
Et pourquoi, s’il vous plaît ? on n’en a pas le droit ! richelieu.
Dubois fait ce qu’il veut st non pas ce qu’il doit,
Et c’est vous qu’il choisit... il vous eu veut sans
[doute.
Connaissant vos talents, j e crois qu’il vous redoute. Toujours est-il, marquis, q ue vous n’avez qu’à fuir,
A moins que, par hasard, vous n’aimiez mieux dorboisdav y , après avoir réfléchi. [mir.
Non... mais c'est un abus, c'est un acte arbitraire; Mais c’cst allreux!
RICHELIEU
Je n'ai jamais dit le contraire.
BOISDAVY.
Si Dubois me poursuit, je veux fuir... mais comuicuELiEC. [ment?
Qu’on vous prenne pour moi, ne frtt-ce qu'un mo- Ët vous êtes sauvé... cachez-vous le visage Des plis de ce manteau, marquis, et du courage. Vous passerez pour moi.
boisdavy.
Mais vous?
RICHELIEU
Moi! cc n’est rien;
J’curai toujours le temps de trouver un moyen. boisdavy, ahuri.
Je ne sais si je dors, je ne sais si je veille !
Richelieu lui enfonce son chapeau .
On vient... enfoncez-vous le chapeau sur l'oreille : Cachez-vous la ligure et dites : « Richelieu ! » Mon nom vous ouvrira la porte de ce lieu.
Courage!
Il rentre et tient sa porte enlr’ou verte.