SCÈNE XVI
RICHELIEU, M* u DELALNAY.
IR guetteur, dans le lointain.
« Il est neuf heures, tout est tranquille, Pa- « risiens , dormes! o
M ,|e Delaunov sort lentement de cher, elle, pensive e t rêveuse.
RICHELIEU
Eh ! mais, j’entends du bruit !
Il tousso légèrement.
M lle dllau.xay .
On a parlé, je crois?
niCKRLIEC.
C’est le guetteur de nuit, Qui nous dit, le menteur : ■ Donnez, tout est tranquille. »
Quand on est près de vous, le calme est difficile !
M*>° Delaunav fait un mouvement pour rentrer. Pourquoi me fuyez-vous? pourquoi tremblerainsiî Le marquis sous mon nom s’est éloigné d’ici :
J’ai disposé pour lui d’une lettre de grâce.
Et par ce stratagème il a quitté la place.
M ,le DEUUNAT.
\ ous vous êtes servi d’un singulier moyen Pour le faire parler; car...
RICHELIEU
il le fallait bien :
Pour vous se doutant bien que j’ai de la tendresse, Il n’aurait point osé, si ce n’est dans Livreur,
Se vanter devant moi d’un bonheur mensonger; Car il sait que mon bras aurait su vous venger.
Ce que j’avais promis, je l’ai tenu, madame ;
Et je suis dans mou droit si mon amour réclame . M** c DKL.tU.XAY.
Ah! c’est peu généreux; je sais ce que j’ai dit; Mais ne voudrez-vous pas me prêter à crédit?
RICHELIEU
C’est qu’un coeur amoureux, dans son impatience. N’est heureux tout à fait qu’au jour de l’échéance ; Et jusqu’à ce moment, palpitant, tourmenté,
Il est toujours d’espoir et deerainte agité I.,.
Un seul gage d’amour est tout ce que j’implore.
***** DEL.tuxi y, tremblante.
Monsieur... relevez-vous.
Richelieu lui prend la main et la baise avec transport.
Si vous mentiez encore?...
Quelqu'un !...
Richplieu garde une de ses mains dans les sienne» et écoute.