SCÈNE XI
BOISDAVY.
Je ne vous connais pas ;
Passez voire diemin. f^„sir*
Il referme sa fenclr«.
LE GOUVERNEUR, à part.
C'est la voix, il me semble, Du marquis Boisdavy,.. sans doute ils sont ensemble.
Haut. , ., .o
Marquis, dites-moi donc?... Eti bien! il est parti ( le «y comprends plus rien... ^^^^^^^^
Marquis de Boisdavy!...
Boisdavy rouvre «a fenêtre, le veux voir Richelieu ; réveillez-le, de grâce, Si par hasard il dort î
BOISDAVY.
Richelieu? c'est en face;
bonsoir, monsieur, bonsoir !
Il referme sa fenêtre.
LE GOUVERNEUR
Âi-je perdu l'esprit?
En face? c'est lui même ! Il ne sait ce qu'il dit... Est-ce que par hasard...
Appelant.
Richelieu !
«1CHEI.IE0, au balcon du Marquis.
Qui m'appelle?
LE GOUVERNEtJR.
Âhl ça, mais!... vous ici?... J'apporte m^ nouvelle, Descendez.
Me voici.
LE GOUVERNEUR
Expliquez- moi comment Le marquis est chez vous, et réciproquement. Je vous trouve chez lui ?
RICHELIEU
Plus bas, je vous en prie.
LE GOUVERNEUR, SeuL
Hum ! je vois là-dessous quelque supercherie... Et je crois deviner que le Dieu des amans... Pourrait bien m'expliquer ces déménagemens...
A Richelieu.
Richelieu, Richelieu, je crois que je devine, Vous voulez pour voisin avoir une voisine. Hum!...
RICHELIEU, couvert de son manteau.
Mais vous, gouverneur, qui vous amène ici ?
LE GOUVERNEUR
C'est vrai, je l'oubliais; la lettre que voici ; A l'instant un courrier vient de me la remettre, Et vous devez, dit-il, sur-le-champ la connaître.
RICHELIEU, prenant la lettre.
Qu'est-ce donc? ah! mon Dieu !
Lisant.
« Monsieur le duc, le régent, malgréla trahison que « vous avez commise en trempant dans la conspiration fi de Cellamare, vous rend la liberté et vous pardonne < votre faute, sans toutefois l'excuser. Demain matin, c à sept heures, il vous attendra dans son cabinet pour fi vous donner ses instructions.
c La présente lettre, que vous communiquerez au