‹ Une soirée à la mode; comédie-vaudeville en un acteChapitre 17 sur 19 · LEBRUN, HYPOLITE · texte numérisé non relu

LEBRUN, HYPOLITE

HYPOLITE

Ah ! Monsieur, je suis heureux de vous rencontrer !

LEBRUN, à part.

Qucst-ce qu'il me veut celui-là? encore un inlorluné qui a besoin de mon argent !

HYPOLITB.

C'est une indignité !

LEBRVIf.

Il parait que c'est aussi une victime!

HYPOLITE

Ah! pourquoi me suis-je laissé entraîner dans celte

maison ?

LEBRUN

Jeune homme, si j'en jugea votre douleur, vous devez y être pour une forte somme?... moi, j'y suis pour quarante francs!

UYPOLITE.

Ah! si je navais perdu que de l'argent ! mais perdre en un instant son bonheur, son avenir ! j'aimais votre fille, Monsieur, Je l'adorais !

LEBRUN

Ma fille! En voilà bien d'un autre! je n'ai jamais entendu parler de celte passion-là!

HYPOLITE

Demain peut-être, je vous aurais demandé la permission de lui apporter, sinon de la fortune, du moins de l'aisance; mais cette soirée où le hasard m'a conduit, m'a éclairé sur ses véritables sentimens... Légère, coquette, elle n'attendait (jue d'autres hommages qui vinssent flatter davantage sa vanité; et c'est un étranger!..

LEBRUN

Comment! cet Anglais (|ui ne dit pas une parole...

HYPOLITE

Elle n'a cessé de causer avec lui... je n'ai pas compris ce qu'il lui diîîriit... Mais je suis sûr qu'il lui adressait wnv déclaration.

LEBRUN

Une déclaration?., faites donc apprendre l'anglais à VOS en fans?., je vnis lui parler au mylortl...

HYlMtUTE.

Non . rel,'« nie regarde.. . ah ! le voici .

5i SCENE XVIIl.

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