SCÈNE IX
HiDAME GE0FFEI5.
(Allant vers la porte de sa chambre et ramenant Pauline.) Eh bien ! dites-le lui donc à elle-même.
HABB05TEL.
(Jetant là sa plume et courant à Pauline.) Pauline !...
3ÎAD\Î1E GE0F?B15.
Oui, c'est Pauline elle-même, qui vient vous offrir son cœur et sa main... quant à sa fortune, elle n'en parle pas. — Eh bien 1 enfant, me faudra-t-il toujours parler pour tous?
VAni:?iE.
Eh ! madame , il sait bien ce que mon cœur peut lui dire! Il a pu être douloureusement blessé... — bien malheureux! mais offensé, jamais.
MARMONTEL
Je crois rêver!... Pauline ici !... près de moi ! Oh oui! c'est vous... Lieu vous. — Oh! ne me quittez plus.
PArilNE.
( Souriant doucement. ) L'ai-je jamais voulu ?
Ah ça ! mes enfans , vous voilà raccommodés. Ne vous brouillez plus.... Voyez comme cela fait du mal! — Maintenant, il faut que Pauline retourne chez son père... qu'elle lui raconte tout cela... ou plutôt... attendez : jo vais écrire à monsieur Servier pour qu'il vienne, ainsi que Pauline, souper ce soir avec nous,
(Elle se meta son bureau.)
MARMOKTEL.
( Il redescend la scène avec Pauline. ) Pauline ! mon amie ! comment n'avez-vous pas traduit en paroles d'amour celles qui vous ont causé tant de larmes.
TAULINE.
Je devais ne plus vous revoir.... voilà ce qui
CHEZ MADAME GEOrFRI>'. 235
d'abord m'avait frappé... et quand on souffre... on ne pense plus!
SABVME GI0FFP.15.
Tenez , mon cœur, donnez cette lettre à votre père ; racontez-lui ^OM^, et revenez avec lui. Pauline s'incline , madame Geoffrin la baise sur le front;
puis elle retourne vers Marmontel en lui souriant et
lui présente sa main qu'il baise.
PArL15B.
Adieu Au revoir et à bientôt , j'espère.
MA.BMOMEL.
Adieu! .. Oui à bientôt !
Pauline sort.
SCÉ>E X.
mada:«e geoffrin, marmontel.
HiRao:STEL.
Que je suis heureux!...
MiDAÎIE GE0FFR15.
Vous ne luttez donc plus.
ÎIARM0:^TE1,
Ah! je n'en ai plus le courage... ou plutôt je n'en ai pas la volonté.
256 UISE SOIRÉE
Et vous prenez le bon parti!... C'est ma morale à moi... J'évite tout ce qui m'agite, mais laissons cela!... Parlons de vous... Laissez agir vos amis... le privilège vous sera rendu.
MARMONTEL
Ah! je vous crois.... Un cœur content est si facile à persuader...