‹ Une soirée du Théâtre-Français, 24 avril 1841Chapitre 18 sur 125 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

FAUSTINE, ALBIN, licteurs.

FAUSTINE

Dis-tu vrai, tribun? mon ennemie.

Ma rivale

ALBIN

Est venue ici.

FAUSTINE

Néodëmie !

Elle n'est pas chrétienne , et toi-même trompé...

ALBIN

Albin de vous servir est trop préoccupé

Pour se méprendre. Mais dans ces souterrains sombres

Elle s'est échappée à la laveur des ombres.

FAUSTINE

Tu ne m'as pas vengée, et ce fer dans ta main Hésite à prévenir cet insolent hymen?

C'est trop tarder; il faut que l'un des deux exnire, Albin, je deviendrais la fable de l'Empire î

14 LE GLADIATEUU.

Mes vœux pour Flavien n'ont que trop éclate^; De mon rang , de mon nom , j'oubliais la fierté , Moi, mère de César!... ils bravent mes alarmes; Ne voient-ils pas leur mort en regardant mes larmes? Leur amour insensé m'abreuve de poison.

Je leur rendrai la coupe... On nous écoule...

ALBIN

Non.

FAUSTINE

Regarde, un homme est là.

ALBIN

Licteurs, qu'on le saisisse.

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