‹ Une soirée du Théâtre-Français, 24 avril 1841Chapitre 26 sur 125 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

.ES PRÉCÉDENS, NÉODÉMIE vêtue de blanc et suivie de douze esclaves de Géorgie couronne'es de roses.

FLAVIEN , la conduisant sur le dpvant du théâtre.

Néodémie.

TOUS

Qu'elle est belle !

FLAVIEN

Venez; la fête de ce jour Ne saurait se passer de vous ; et votre amour Aux fêtes d'un moment donnera sa durée.

NÉODÉMIE.

Seigneur !

Fl.AVIEN.

De mes amis l'élite préférée.

OCTAVIUS

Par des sermens sacrés nous sommes tous liés.

FLAVIEN

Oui , sacrés !

LUCIUS

Comme ceux que l'on fait à vos pieds.

20 LE GF.ADIATKUI'..

OCTAVIUS

L'amilié, parmi nous, saintement se proclame.

NÉODÉMIE.

Je crois que l'amitié double l'amour de Pâme. Je le crois ; j'en suis sûre aujourd'hui.

FLAVIEN

Ne démentira pas ce qu'elle dit si bien.

HJCIUS.

Que ton bonheur est grand !

FLAVIEN

Esclave douce et fière, Votre maître peut-il vous l'aire une prière ?

NÉODÉMIE.

J'écoule.

FLAVIEN

Il veut te voir à genoux devant lui.

Pour commander demain, obéis aujourd'hui.

(IVéodémie se met à genou» devant Flavien. )

INul rameau consacré dans mes jardins du Tibre ; Mais une noble épée aussi peut rendre libre.

( Il touc)ie le front de Néodémie de la pointe de son épée.)

Sois donc libre à présent, et que ton jeune front Se relève brillant et pur de tout aflront î

NÉODÉMIE, se relevant.

Je bénis votre main.

OCTAVIUS

Elle s'incline esclave Et se relève reine!

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