SCÈNE II
.ES PRÉCÉDENS, NÉODÉMIE vêtue de blanc et suivie de douze esclaves de Géorgie couronne'es de roses.
FLAVIEN , la conduisant sur le dpvant du théâtre.
Néodémie.
TOUS
Qu'elle est belle !
FLAVIEN
Venez; la fête de ce jour Ne saurait se passer de vous ; et votre amour Aux fêtes d'un moment donnera sa durée.
NÉODÉMIE.
Seigneur !
Fl.AVIEN.
De mes amis l'élite préférée.
OCTAVIUS
Par des sermens sacrés nous sommes tous liés.
FLAVIEN
Oui , sacrés !
LUCIUS
Comme ceux que l'on fait à vos pieds.
20 LE GF.ADIATKUI'..
OCTAVIUS
L'amilié, parmi nous, saintement se proclame.
NÉODÉMIE.
Je crois que l'amitié double l'amour de Pâme. Je le crois ; j'en suis sûre aujourd'hui.
FLAVIEN
Ne démentira pas ce qu'elle dit si bien.
HJCIUS.
Que ton bonheur est grand !
FLAVIEN
Esclave douce et fière, Votre maître peut-il vous l'aire une prière ?
NÉODÉMIE.
J'écoule.
FLAVIEN
Il veut te voir à genoux devant lui.
Pour commander demain, obéis aujourd'hui.
(IVéodémie se met à genou» devant Flavien. )
INul rameau consacré dans mes jardins du Tibre ; Mais une noble épée aussi peut rendre libre.
( Il touc)ie le front de Néodémie de la pointe de son épée.)
Sois donc libre à présent, et que ton jeune front Se relève brillant et pur de tout aflront î
NÉODÉMIE, se relevant.
Je bénis votre main.
OCTAVIUS
Elle s'incline esclave Et se relève reine!