‹ Une soirée du Théâtre-Français, 24 avril 1841Chapitre 37 sur 125 · ACTE H, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE VII

LE GLADIATEUR

Sur mon cœur qui palpite...

Mais cette lettre?

LE GLADIATEUR

Elle est depuis longtemps écrite :

Oui, depuis bien longtemps.

NÉODÉMIE.

Et lui m'aime ?

LE GLADIATEUR

En ce jour Ce fer, levé sur toi, te prouve son amour.

NÉODÉMIE.

0 bonheur!

LE GLADIATEUR

Pauvre enfant !

NÉODÉMIE.

Flavien est fidèle , Ne me plaignez pas !

LE GLADIATEUR

Mais ta rivale est cruelle , Tu le vois, et puissante et forte en son courroux. Ton Flavien l'aima jadis; et de ses coups Pour sauver cette tête , il faut un Dieu propice.

NÉODÉMIE , à part.

Le mien !

LE GLADIATEUR

J'ai peur... j'ai peur de cette impératrice! Je suis esclave aussi...

NÉODÉMIE.

L'on brisera vos fers :

Et Flavien bientôt...

LE GLADIATEUR

Ils sont devenus chers.

Je pouvais être libre en commettant le crime : Qu'ils restent sur mes bras comme un fardeau sublime! Flavien, — l'imprudent! — ignore le danger! Son hymen glorieux peut seul vous protéger. Rentrons dans son palais.

NÉODÉMIE.

Que le ciel vous regarde !

LE GLADIATEUR

C'est le Gladiateur aujourd'hui qui vous garde.

Fl^' DU DSUSIEMC ÀCIB,

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