ACTE H, SCÈNE VII
LE GLADIATEUR
Sur mon cœur qui palpite...
Mais cette lettre?
LE GLADIATEUR
Elle est depuis longtemps écrite :
Oui, depuis bien longtemps.
NÉODÉMIE.
Et lui m'aime ?
LE GLADIATEUR
En ce jour Ce fer, levé sur toi, te prouve son amour.
NÉODÉMIE.
0 bonheur!
LE GLADIATEUR
Pauvre enfant !
NÉODÉMIE.
Flavien est fidèle , Ne me plaignez pas !
LE GLADIATEUR
Mais ta rivale est cruelle , Tu le vois, et puissante et forte en son courroux. Ton Flavien l'aima jadis; et de ses coups Pour sauver cette tête , il faut un Dieu propice.
NÉODÉMIE , à part.
Le mien !
LE GLADIATEUR
J'ai peur... j'ai peur de cette impératrice! Je suis esclave aussi...
NÉODÉMIE.
L'on brisera vos fers :
Et Flavien bientôt...
LE GLADIATEUR
Ils sont devenus chers.
Je pouvais être libre en commettant le crime : Qu'ils restent sur mes bras comme un fardeau sublime! Flavien, — l'imprudent! — ignore le danger! Son hymen glorieux peut seul vous protéger. Rentrons dans son palais.
NÉODÉMIE.
Que le ciel vous regarde !
LE GLADIATEUR
C'est le Gladiateur aujourd'hui qui vous garde.
Fl^' DU DSUSIEMC ÀCIB,